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Immobilier à Paris : la mairie ne pourra finalement pas augmenter les taxes

La maire de Paris, Anne Hidalgo, n’a pas été autorisée par à augmenter certaines taxes pour pallier les dépenses causées par la crise sanitaire. Une décision qui va creuser un peu plus la dette de la Ville.

 

JO 2024
Crédit : iStock.

Paris va devoir emprunter plus que prévu. En effet, l’Etat n’a pas donné son accord à la Ville pour relever plusieurs taxes appliquées dans le secteur immobilier de la capitale. La maire de la capitale, Anne Hidalgo, souhaitait augmenter la taxe de séjour sur les locations Airbnb, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et les frais de notaire, soit 126 millions d’euros espérés. Selon Le Monde, un accord n’a été donné que pour la taxe sur les locations touristiques. La dette de la capitale va donc se creuser : elle devrait atteindre 7,1 milliards d’euros fin 2021, selon le quotidien, puisque la mairie va devoir emprunter davantage afin de boucler son budget. Cela représente 15% de hausse sur un an. De plus, la durée de désendettement théorique devrait doubler et passer de 9 à 18 ans. « Je reste raisonnablement optimiste pour la suite du débat parlementaire », a toutefois confié au Monde Emmanuel Grégoire, le premier adjoint d’Anne Hidalgo.

Dans le détail, la maire de Paris voulait relever de 7% les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) prélevés lors des transactions immobilières. Les frais de notaire passeraient ainsi de 4,5% à 4,8% du montant du bien. Pour la taxe d’habitation des résidences secondaires, la Ville souhaitait l’augmenter pour atteindre le double de celle des résidences principales. Actuellement plafonnée à 60%, Anne Hidalgo souhaitait porter la surtaxe à 100%.  Seul l’alourdissement de la taxe sur les locations touristiques va permettre de gagner 2,5 millions d’euros supplémentaires à partir de 2022. Mais ce n’est pas suffisant.  

Budget 2021 voté à la mi-décembre

Désormais, la Ville de Paris doit emprunter massivement pour boucler son budget 2021, qui prévoit une baisse des recettes de 0,9% et une augmentation des dépenses de 1,9%, rappelle Le Monde. Le tourisme et l’immobilier restent impactés par la crise économique due à la pandémie de Covid-19. Crise qui aura déjà coûté environ 800 millions d’euros à la mairie cette année (masques, soutien aux entreprises…). Les droits de terrasse pour les bars et les restaurants étant exonérés, c’est un autre poste de recettes en moins. Les dépenses continueront d’augmenter en raison de la création d’une police municipale, de l’augmentation du nombre d’allocataires du RSA ou encore de la végétalisation de Paris. L’équipe municipale espère récupérer 45 millions d’euros grâce au paiement du stationnement public des scooters et des motos, rapporte Le Monde, et entend profiter de la vente d’actifs fonciers situés à l’est de Paris, Porte de Montreuil, ainsi qu’au nord de la ville, Porte de Saint-Ouen. Le budget 2021 de Paris doit être voté à la mi-décembre.