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Immobilier : les prix continuent d’augmenter dans l’ancien

Sur un an, la hausse des prix des appartements anciens était de 6,5% au troisième trimestre selon les notaires de France, une hausse quasi similaire en Ile-de-France et en province. Elle était de 4,2% pour les maisons au niveau national.

crédit immobilier
Crédit : iStock.

L’immobilier ancien a moins augmenté entre juin et septembre que les mois précédents. En effet, au troisième trimestre, les prix des appartements anciens ont progressé de 0,7% par rapport au deuxième trimestre, ce qui est moins que les évolutions des trimestres précédents, comprises entre 1% et 2%. Les prix des maisons anciennes, eux, sont restés stables avec une hausse de 0,3% au troisième trimestre, en comparaison avec le deuxième trimestre 2020. Concernant les appartements, sur un an, la hausse des prix est plus importante, soit de 6,5%, et il n’y a quasiment pas de différence entre l’Ile-de-France, soit 6,6%, et la province, qui affiche 6,5%, selon les notaires de France qui ont présenté leur bilan immobilier 2020 jeudi 10 décembre. Même constat pour les maisons, avec une évolution des prix de 4,2% sur un an au troisième trimestre 2020, après trois années de hausse autour de 2,5% par an. Elle est plus prononcée en Ile-de-France qu’en province, avec 4,8% contre 4,1%.

Au quatrième trimestre, les prix des appartements anciens devraient poursuivre leur hausse. Mais le phénomène devrait davantage être visible en province que dans la région francilienne : les prévisions parlent d’une hausse nationale de 6,6%, soit 7,1% en province et 6,1% en Ile-de-France. Pour les maisons, la hausse sera plus significative avec 6,1% pour la France métropolitaine et la province. La région Ile-de-France devrait enregistrer +5,8% les trois derniers mois de 2020. Et les prix continueront d’augmenter l’année prochaine. Les notaires de France établissent aussi leurs projections sur l’année 2021 : sur un an, les évolutions des prix des appartements devraient s’établir à +5,8% à la fin du mois de janvier prochain pour la France métropolitaine et à +6,8% pour la province. En revanche, les prix devraient moins augmenter en Ile-de-France, avec une hausse prévue de 4,6%. Ces évolutions seraient plus importantes pour les maisons puisque la hausse atteindrait 6,8% au niveau national (+6,7% pour la province et +7,2% pour l’Ile-de-France). Les indicateurs prévisionnels des notaires sont établis à partir des avant-contrats.

Concernant les ventes, les notaires établissent un flux d’actes en hausse au début de l’année 2020. Des hausses comprises entre 10% et 20% selon les semaines, en comparaison avec l’année 2019. La collecte a connu une chute brutale de 60% à 70% pendant le premier confinement puis une forte reprise à la sortie, mi-mai, avant une pause estivale. Début septembre, le flux d’actes a connu une hausse, puis une baisse en comparaison avec 2019. Le redressement est plus progressif, après un creux au deuxième trimestre et un fort rebond au troisième. « La courbe se rapproche de celle de 2019 », écrivent les notaires, mais « elle aurait dû la dépasser pour compléter la perte d’actes collectés en valeur égale ». « Soit les transactions manquent effectivement ; soit les transactions ne se seraient pas réalisées et les volumes de fin d’année reflètent la situation telle qu’elle aurait été sans la crise », explique la note.

Malgré la crise, le marché immobilier est résilient en 2020 selon les notaires

Le marché immobilier affiche sa résilience en 2020, malgré la crise économique liée à la pandémie de Covid-19. Dans ce bilan immobilier de l’année, les notaires de France établissent à 990 000 le volume de transactions de logements anciens au 30 septembre, cumulé sur douze mois. La baisse constatée depuis juin 2020 continue, avec une diminution de seulement 5%. Les notaires notent toutefois que l’année 2019 avait été exceptionnelle. Concernant le pouvoir d’achat immobilier en 2020, il est quasi stable, avec une surface finançable de 55 mètres carrés pour un appartement ancien sur l’ensemble de la France, avec une mensualité de 800 euros par mois pendant 20 ans, et sans apport. Pour une maison, la surface finançable est de 148 mètres carrés, avec une mensualité de 1 300 euros par mois pendant 20 ans et sans apport, soit une légère diminution sur un an.