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Immobilier : les Parisiens mettent en stand-by leur achat d’un logement plus spacieux

A Paris, les annonces mettant en vente des appartements d’au moins 90 m² sont étonnamment nombreuses. En raison de la crise du Covid-19, les acheteurs ont mis entre parenthèses leur projet d’acquisition d’un appartement plus spacieux.

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D’habitude, les annonces de logements dont la superficie dépasse les 90 m² ne font que passer dans les agences immobilières. Depuis le mois de septembre, elles se multiplient dans la capitale, relève Le Monde. Une première depuis 36 mois. Ce constat vaut pour tous les arrondissements. Un changement s’est opéré au printemps dernier, lors du premier confinement. Le second ne fait que confirmer les observations réalisées auparavant par les professionnels de l’immobilier parisien.

« Depuis septembre, il y a nettement moins d’acheteurs pour les grandes surfaces, et ceux qui restent sont très sélectifs », explique au quotidien Nathalie Naccache, directrice des agences Keller Williams-Fortis Immo. Un avis partagé par d’autres. Pour preuve, il y a quelques jours, les professionnels estimaient que les acquéreurs étaient dix fois moins nombreux qu’il y a un an. 

Incertitude

Il faut dire que la clientèle étrangère, friande de grandes surfaces, est tenue éloignée de la France par la pandémie de Covid-19. Pourtant, sa disparition n’explique pas à elle seule l’inversion de la tendance. Tendance qui résulterait essentiellement de la mise en stand-by des projets portés par les Parisiens. En raison de l’incertitude ambiante, ils préfèrent attendre d’être rassurés concernant leur avenir professionnel avant d’acheter un logement plus vaste.

L’accès plus difficile au crédit immobilier n’est pas non plus étranger à l’attentisme du moment sur le marché. Interrogé par Le Monde, Emmanuel de Poulpiquet, directeur de Féau Marais, souligne qu’« une partie de [sa] clientèle compte des chefs d’entreprise qui conservent des liquidités pour les réinjecter dans leur société au cas où ». Les personnes qui travaillent dans la restauration, le tourisme ou la culture sont également plus prudentes depuis le début de la crise. Alors, il faut désormais plusieurs mois pour trouver un acheteur. De quoi faire dire que les prix ne sont pas en phase avec la conjoncture actuelle.