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Immobilier : l’acheteur d’une résidence principale est majoritairement un primo-accédant en 2020

Les acquéreurs d’une résidence principale en 2020 sont à 71% des primo-accédants et ils ont en moyenne 34 ans, selon une étude.

30 ans

Quel est le profil des acheteurs français en 2020 ? Un portrait-robot a été établi par Pretto, fintech du crédit immobilier, à partir des simulations effectuées sur son site, soit 500.000 réalisées entre le 1er janvier et le 27 novembre. Ainsi, l’acquéreur type d’une résidence principale a 34 ans en moyenne. Il achète en couple avec un enfant. Ces acheteurs sont à 71% des primo-accédants et ils gagnent en moyenne 3.900 euros net par mois à deux. L’apport est en moyenne de 42.700 euros. Enfin, ce couple achète dans l’ancien (79%) et le prix visé est en moyenne de 288.800 euros. Le portrait-robot est différent à Paris, puisque le profil type est plus jeune, 33 ans. Il s’agit d’un couple sans enfant et avec un salaire net beaucoup plus élevé, 7.000 euros mensuels à deux. L’apport y est beaucoup plus élevé qu’ailleurs en France, 2,2 fois par rapport à la moyenne nationale, soit 95.500 euros.

En effet, le bien acheté à Paris est beaucoup plus cher, le prix moyen est fixé à 569.000 euros par Pretto. L’apport représente donc 17% de l’achat. Comme les autres, les acheteurs parisiens sont à 77% des primo-accédants. De plus, ils achètent en Ile-de-France. « Les recommandations du HCSF ont poussé les ménages dits aisés, avec près de 10 000 € mensuels nets, à mobiliser plus d’apport afin de respecter la règle des 33 % d’endettement », précise dans le communiqué de l’étude le président de Pretto, Pierre Chapon.

L’acheteur de bien comme investissement locatif est plus âgé

De son côté, l’investisseur locatif a 37 ans en moyenne en 2020, selon l’étude publiée lundi 14 décembre, et il est en couple avec un enfant. Son revenu mensuel net est de 5.355 euros par foyer et le prix moyen investi est de 231.000 euros, soit en baisse par rapport à 2019 (238.900 euros). L’apport est de 30.000 euros (24.000 euros en 2019). En effet, avec les nouvelles recommandations du HCSF, les apports sont en hausse de 25%. Comme pour les résidences principales, c’est l’ancien qui est plébiscité, soit 77% des achats et l’acquéreur d’un bien pour un investissement locatif est plus jeune à Paris, soit 35 ans. Il gagne à deux 8.000 euros par mois et son apport est de 43.200 euros. Le prix du bien acquis est de 306.000 euros en moyenne, contre 318.500 euros en 2019. Les villes les plus prisées par les acquéreurs parisiens, en dehors des villes d’Ile-de-France, sont Nantes, Lille et Marseille, selon Pretto. « Nous avons constaté 25% de projets d’investissement locatif en moins cette année », relève Pierre Chapon dans le communiqué.

Le profil de l’acheteur de résidence secondaire est plus âgé que les autres, puisqu’il a 43 ans. Il achète en couple avec un enfant et comme les autres profils préfère l’ancien, à 88%. Le salaire net mensuel de ce couple est de 7.000 euros et son apport est de 60.000 euros pour un bien au prix de 268.00 euros en moyenne, contre 257.000 euros en 2019. Une fois de plus, cet acquéreur est un peu plus jeune à Paris : 40 ans, aussi en couple avec un enfant. Son salaire est de 9.500 euros par mois par ménage, avec un apport plus élevé, de 75.400 euros, pour un bien plus cher, 330.000 euros. Les régions plébiscitées par les emprunteurs parisiens pour l’achat d’une résidence secondaire sont la Normandie, le Centre-Val-de-Loire et la Bretagne. Avec la crise sanitaire, le site a enregistré une reprise plus forte sur les résidences secondaires. Avec le durcissement des conditions d’emprunts, la finançabilité des projets a été impactée et elle a connu une baisse de 12 points entre 2019 et 2020.