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Immobilier : les prix ne baisseront pas en 2021 selon Michel Mouillart

S’ils n’ont pas encore entamé de décrue, les prix de l’immobilier ne devraient pas diminuer en 2021, selon SeLoger.

Logements
habitants. ©iStockPhoto

Entre le resserrement des conditions d’accès au crédit immobilier et la crise du Covid-19, le marché immobilier a été particulièrement chahuté en 2020. Pourtant, en dépit d’un premier confinement « d’une brutalité exceptionnelle », le porte-parole du baromètre LPI-SeLoger estime que « le prix immobilier ne baisse pas et ne baissera pas en 2021 ! » Dans un édito publié le mardi 15 décembre, l’économiste Michel Mouillart explique que malgré la baisse brutale de l’activité enregistrée entre le 17 mars et le 11 mai, les prix n’ont pas reculé. Si leur augmentation a toutefois été moins rapide, elle a repris son cours sitôt le déconfinement.

Malgré un recul de 14% de l’activité à la fin du mois de septembre, par rapport à 2019, l’édito précise que les prix ne baissent dans aucune ville de plus de 100.000 habitants. Un phénomène « totalement inédit ». Selon Michel Mouillart, le rythme de la hausse s’est même amplifié. Selon lui, l’absence de baisse s’explique par une transformation de la demande et du marché immobilier. Amorcée dès la fin de l’année 2019 et le resserrement de l’accès au crédit, elle a été accélérée par la pandémie.

Les acheteurs les plus fragiles se sont retirés du marché

D’un côté, les acheteurs potentiels les plus fragiles n’ont eu d’autre choix que de mettre de côté leur projet. De l’autre, les ménages les plus aisés se sont adaptés aux évolutions. « Le marché s’est transformé. Et la part des ménages aux revenus supérieurs s’est accrue. Le mouvement d’auto-alimentation de la hausse des prix s’est donc poursuivi. D’autant que dans les métropoles, les marchés sont des marchés de pénurie. Bien sûr, on construit. Mais pas suffisamment », détaille-t-il.

Une autre observation semble prouver que la baisse des prix ne semble pas sur le point de s’engager. Selon le porte-parole, il « n’y a plus de négociations. Les acheteurs achètent au prix ». La diminution de la marge de négociation serait d’ailleurs observée sur tout le territoire national. Et elle concernerait les appartements comme les maisons. « Pour que les marges puissent remonter, il faudrait que le déséquilibre entre une offre restreinte et une forte demande s’inverse. »