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Logement : l’activité immobilière augmente, les aides baissent

Selon un rapport du gouvernement, les dépenses liées au logement augmentent de 3% en 2019, alors que les aides diminuent de 4%.

ALS

En 2019, l’activité et les dépenses immobilières se sont accrues. « Dans un contexte économique plutôt favorable », les dépenses ont augmenté de 3% après 2,2% en 2018 selon un rapport du compte du logement pour l’année 2019, publié récemment par le ministère de la Transition écologique. Au total, 522 milliards d’euros ont été déboursés pour le logement l’année dernière. Cette hausse est le résultat à la fois d’une « progression dynamique de l’investissement en logement » ainsi que, dans une moindre mesure, de « l’accélération des dépenses courantes ».

+8,2% d’activité immobilière

De son côté, l’activité immobilière connaît également une croissance, de l’ordre de 8,2% après seulement 3,9% en 2018. Derrière cette embellie, il y a une augmentation des achats d’immobilier ancien de 10,7% après 4,2% l’année précédente. Les investissements dans le neuf grimpent quant à eux de 6,1% après 5,2% en 2018.

L’année dernière, le taux d’intérêt moyen était de 1,4%, en baisse par rapport à 2018, où il atteignait 1,5%. L’étude note un « contexte d’accroissement de l’endettement des ménages ». En effet, l’année 2019 a été marquée par une augmentation de la production de crédits immobiliers et par un allongement de la durée de ces derniers, qui passent en un an de 244 mois à 250 mois.

80 milliards d’euros de prélèvements liés au logement

Si l’activité et les dépenses s’accélèrent, c’est aussi le cas des prélèvements liés au logement. En 2019, l’État a ainsi prélevé 80,6 milliards d’euros, soit 4,8% de plus qu’en 2018. Si l’augmentation se fait plus ressentir sur les mutations, ce sont les impôts sur les producteurs de service de logement et la taxe foncière sur les propriétés bâties qui représentent les plus gros montants pour les caisses de l’État. Sur 20 ans, ces prélèvements ont explosé de 72%.

De leur côté, les aides au logement ont baissé, de 4% en 2019, après 4,1% en 2018. Ces dernières représentent 38,5 milliards d’euros contre 40,1 milliards. Cela s’explique par un « recul des avantages fiscaux » et « la poursuite de la forte baisse des avantages de taux », selon le rapport. Les APL, 16,7 milliards d’euros, baissent de 1,8% tandis que les autres prestations sociales, 3,5 milliards d’euros, grimpent de 43,2% en raison de « la nette revalorisation du montant du chèque énergie ». En huit ans, les aides sociales liées au logement ont baissé de 11%.