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Immobilier : les prix ont continué à progresser dans les métropoles régionales en 2020 malgré la crise

Les prix de l’immobilier se sont maintenus en 2020 et ont continué à progresser. La FNAIM parle d’une hausse de 4% dans un premier bilan, le 30 décembre 2020.

L’immobilier résiste à la crise sanitaire, même si le marché a souffert des deux confinements en 2020. Les prix ont poursuivi leur progression, de 4% en moyenne, selon la FNAIM qui a dressé un premier bilan de l’année le 30 décembre. L’inflation, pourtant, est restée à 0,2%, soulève la Fédération. « Au niveau national, le prix moyen du mètre carré s’établit à 2.807 euros », détaille le communiqué. Ce sont les appartements qui enregistrent une hausse plus importante, de 5,3%, à 3.844 euros le mètre carré. Les prix des maisons augmentent aussi, de 2,4%, à 2.276 euros. La FNAIM précise que les disparités sont très importantes entre les territoires. Paris est à part avec une augmentation de 3,4% des prix en 2020, soit 10.534 euros le mètre carré. La progression est plus importante dans la région Ile-de-France, soit +5,4% et 6.270 euros le mètre carré en appartement et 3.416 euros pour les maisons.

Dans le reste de la France, la FNAIM estime que les prix de l’immobilier progressent de manière plus modérée, soit 3,3%. Dans les DOM, sans compter Mayotte, ils augmentent de 1%, soit moins qu’en 2019 car ils avaient enregistré 2,6% de hausse. Ce sont les zones rurales qui ont profité le plus de la crise sanitaire, car les ménages urbains ont cherché « à fuir le confinement », précise le communiqué. Mais l’impact est encore limité sur les prix : « ces localités ont simplement freiné leur érosion, en ne reculant en valeur que de 0,5%, après avoir dégringolé de 10,3% sur la décennie », écrit la FNAIM.

Bond des prix à Rennes, Nîmes, Nantes et Montpellier

Les métropoles régionales restent cependant attractives. La Fédération cite Rennes, Nîmes, Nantes et Montpellier parmi les villes qui ont connu un bond de leurs prix, respectivement de 7,4%, 6,2%, 5% et 4,5%. La deuxième ville la plus chère de France reste Bordeaux, à 4.658 euros le mètre carré, devant Lyon qui affiche 4.293 euros le mètre carré. Les prix baissent en revanche au Mans et à Rouen. « Dans certaines de ces grandes capitales régionales, mieux vaut acheter que louer. C’est le cas d’Orléans, Marseille Dijon et Rouen », résume encore la FNAIM. Concernant les prévisions 2021, la Fédération parle d’inconnues encore nombreuses, sauf pour les taux d’intérêt des emprunts immobiliers qui devraient rester bas et la durée des crédits qui devraient rester autour d’une moyenne de 21 ans.

Le volume de transactions en 2020 a baissé, mais il reste proche du million de ventes, précise la FNAIM (980.000 opérations exactement). En revanche, c’est à Paris que leur nombre a lourdement chuté, de 17%. « Il n’empêche, malgré la baisse générale de 8% sur un an, le niveau national est resté supérieur à ceux de 2017 et de 2018 », résume la FNAIM.