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Immobilier : en 20 ans, le pouvoir d’achat des jeunes a baissé de 18m²

Difficile pour les jeunes actifs de se loger dans les grandes villes. A revenu constant, leur pouvoir d’achat a baissé de 35% entre 2000 et 2021.

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Crédit: Istock

Les prix de l’immobilier dans les grandes villes ont incontestablement augmenté ces vingt dernières années. Mais dans quelle proportion ? MeilleursAgents s’est demandé quel serait le pouvoir d’achat dans l’immobilier d’un jeune actif, ayant le même revenu (1 660 euros, ce qui est le revenu médian d’un adulte seul ayant entre 18 et 29 ans en 2019 d’après l’Insee), en 2000 et en 2020. En prenant en compte la capacité d’endettement, le pouvoir d’achat immobilier a ainsi diminué de 35% en 20 ans, ce qui représente 18m² de moins en moyenne. 

Des disparités existent cependant entre les différentes grandes villes. Selon MeilleursAgents, c’est à Bordeaux et à Toulouse que la perte de pouvoir d’achat est la plus importante. En 20 ans, les prix moyens sont passés de, respectivement, 945 euros le mètre carré et 882 euros, à 4 442 euros et 3 3362 euros au 1er janvier 2021, soit une augmentation de 370% à Bordeaux et de 281% à Toulouse. Par conséquent, la surface achetable avec un revenu de 1 660 euros par mois a baissé de 31m² à Bordeaux et de 27m² à Toulouse. 

Regain de pouvoir d’achat en dix ans

A l’autre bout de l’Hexagone, Strasbourg est la ville, parmi les grandes métropoles, la moins concernée par ce phénomène. En 20 ans, les prix ont augmenté de 141%, passant de 1 312 euros du mètre carré en 2000 à 3 166 euros en 2021. La perte de pouvoir d’achat pour les jeunes actifs est de 4m² en 20 ans. 

Pour ce qui est de la capitale, celle-ci était déjà la ville la plus chère de France en 2000 (2 753 euros par mètre carré), elle l’est toujours en 2021 (10 402 euros le mètre carré). Avec un revenu de 1 660 euros, un jeune actif pouvait espérer acquérir un logement de 20m² en 2000 contre 11m² en 2021. Toutefois, selon Barbara Castillo Rico, responsable des études économiques chez MeilleursAgents, tout n’est pas négatif : « Depuis 10 ans, nous constatons un regain en termes de pouvoir d’achat immobilier dans l’ensemble des métropoles françaises, excepté à Bordeaux et Lyon. Les conditions d’emprunt ont réussi à compenser la hausse de prix en améliorant l’accès au logement. »