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Immobilier en montagne : le groupe Consultim en appelle à l’Etat

Le verdict est tombé, mercredi 20 janvier. Les stations de ski ne rouvriront pas en février. Le groupe Consultim, spécialiste de l’immobilier d’investissement, alerte les pouvoirs publics sur la situation des acteurs de la montagne et demande de nouvelles aides.

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Crédit : Pixabay

L’annonce a douché tous les espoirs du secteur de la montagne. Quelques heures après un Conseil de défense consacré à la situation sanitaire, mercredi 20 janvier, le gouvernement a annoncé que les stations de ski resteront fermées en février. « Une réouverture mi ou fin février paraît hautement improbable », a affirmé le secrétaire d’État au tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, ajoutant que le secteur s’oriente vers une « saison blanche ». Le groupe spécialisé dans l’immobilier Consultim alerte les pouvoirs publics sur les conséquences d’une telle décision. « Il faut agir de toute urgence en faveur des exploitants de résidences touristiques et des bailleurs, sous peine de voir un pan stratégique de l’économie s’effondrer », prévient la société dans un communiqué, mercredi 20 janvier. 

Les loyers représentent « 50% des dépenses »

Dans le détail, Consultim plaide pour « une indemnisation non plafonnée des charges » des acteurs du secteur et « une adaptation des fonds de solidarité des deux derniers mois à la saisonnalité ». Ce qui « permettra de prendre en compte les intérêts des bailleurs et d’éviter des faillites majeures chez les exploitants », explique le groupe. 

D’après la société, les loyers représentent environ 50% des dépenses des structures d’exploitation. « Faute de trésorerie, elles n’ont d’autres solutions que d’annuler le versement des loyers aux bailleurs, pourtant dans l’attente d’un complément de revenu défini dans le bail commercial », pointe Consultim. 

« Une catastrophe sans précédent »

Sans aides supplémentaires, c’est donc « une catastrophe sans précédent » qui attend la filière montagne. La baisse de la fréquentation, de 70 %, couplée à l’activité économique en souffrance (-80 %), selon les données du Collectif des entreprises de la montagne évoquées par le groupe immobilier, représente une sérieuse menace. Ce dernier évoque même un « désastre aux allures de « château de cartes » ». Et ce, tant pour les exploitants que pour les bailleurs des résidences touristiques de montagne.

A plus long terme, les structures d’exploitations risqueraient de déposer le bilan. De nombreux biens pourraient être « retirés du marché locatif touristique » entraînant une dégradation du « parc immobilier à vitesse grand-V », alerte encore Consultim. Sans aides, « le combat historique de l’ensemble des acteurs de la montagne, mené depuis plusieurs dizaines d’années maintenant, pourrait être détruit en 12 mois seulement », conclut le groupe.