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Près de 40% des Français ont un projet immobilier en 2021

Le nombre de Français ayant un projet immobilier en 2021 a gagné six points par rapport à l’année dernière, selon une enquête réalisée par l’agence immobilière Equinimo, en partenariat avec Ipsos.

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Crédit: iStock.

D’après une étude réalisée au mois de janvier par l’agence immobilière Equinimo, en partenariat avec Ipsos, 38% des Français ont un projet immobilier pour 2021 et ce, qu’il s’agisse d’achat, de vente ou de location. Un chiffre qui représente six points de plus par rapport à 2020. Ces intentions sont encore plus visibles chez les jeunes actifs et les urbains puisque 55% des 25-34 ans et 50% des Franciliens ont un projet immobilier en 2021. L’étude souligne également un déséquilibre entre les acheteurs et les vendeurs, les premiers étant plus nombreux que les derniers. 

Ces chiffres s’expliquent par un effet de report d’une année sur l’autre, à cause de la crise sanitaire. Et pour cause, 52% des Français ont freiné leur projet immobilier en 2020. « On peut constater un phénomène d’attentisme lors des périodes d’incertitude et, le confinement, sans surprise, a déstabilisé. Mais nous retiendrons surtout les 37% ayant boosté (leur) achat/vente, et nos chiffres 2020 vont dans ce sens ! », expliquent Guillaume de Pelet et David Cardoso, les fondateurs d’Equinimo. 

Projet immobilier synonyme de complexité  

Malgré ces projets, nombreux sont les Français qui ont une mauvaise perception des transactions immobilières. En effet, 56% des personnes interrogées les jugent « plutôt, voire très compliquées », observe l’étude. A l’inverse, seuls 6% considèrent que l’acte d’achat ou la vente d’un bien immobilier est « très simple ».  

Cette complexité est davantage ressentie par les acheteurs (57%) que les vendeurs (43%). « A la veille d’un premier achat, les primo-accédants ont le sentiment de s’engager pour les 20 prochaines années sans pouvoir en sortir à tout moment. En fait non : dans son fonctionnement normal, le marché permet en réalité de revendre un bien à un prix en moyenne supérieur ou égal à celui de l’achat. Le seul risque pris porte finalement sur les frais de notaire », explique David Cardoso. 

D’après l’étude, cette perception complexe des transactions tient notamment de l’inexpérience et de la méconnaissance du marché. 18% des « intentionnistes » pensent par exemple que les agences immobilières fixent elles-mêmes les prix des biens, souligne l’étude. 

* Etude menée auprès de 1.031 répondants représentatifs de la population française âgés de 18 ans et + interrogés entre le 11 et le 13 janvier 2021.