Se connecter S’abonner

Logement social : un rapport parlementaire propose de faciliter la colocation

La colocation pourrait être une solution à la pénurie de logements sociaux, selon un rapport repris par la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, dimanche 31 janvier.

allocation

Le parc de logements doit être mieux adapté aux besoins. Un rapport parlementaire propose plusieurs solutions pour éviter les expulsions locatives, notamment d’autoriser la colocation dans les logements sociaux. Le texte du député LREM de l’Hérault, Nicolas Démoulin, a été rendu public par Emmanuelle Wargon, ministre en charge du Logement, dimanche 31 janvier. Ainsi, il suggère notamment de « restructurer le parc social » et de « concevoir de nouvelles formes de baux pour faciliter la cohabitation par la colocation dans le parc social », afin de « mobiliser les plus de 30.000 logements sociaux vides et vacants depuis plusieurs années ». En effet, les expulsions locatives pourraient exploser après la fin de la période de gel, accordée par le gouvernement pendant la crise sanitaire.

Selon le rapport, « les deux tiers des logements des bailleurs sociaux sont très faiblement occupés ». Ce sont deux millions sur les 4,7 millions que compte le parc de logements sociaux qui sont occupés soit par une personne seule, soit par un couple. Pourtant, pour des raisons historiques, les trois quarts du parc sont composés « de moyens et grands logements : 3,5 millions ont trois à cinq pièces ».

Reconsidérer les plafonds de ressources

« Il s’en suit une sous-occupation manifeste du parc de logements sociaux (…) qui n’est pas propre au parc social, mais en partie due au vieillissement de la population et à l’évolution de la typologie des familles », ajoute le texte. « Or, parallèlement, on constate une forte demande de personnes seules, jeunes, et plus âgées, qui peut atteindre un tiers de la demande recensée dans certaines localités », précise encore le rapport.

Le député Nicolas Démoulin propose également de « reconsidérer » les plafonds de ressources des demandeurs de logements sociaux. Ainsi, cela permettrait de réserver l’offre aux plus vulnérables. De plus, cela renforcerait « les obligations de quitter un logement social lorsque les revenus excèdent exagérément les plafonds de ressources en vigueur », précise encore le rapport.