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Locations saisonnières : la FNAIM alerte sur la situation des agences en montagne

La fermeture des remontées mécaniques dans les stations de sport d’hiver a des répercussions graves sur les agences immobilières en montagne, selon la Fédération nationale des agences immobilières (FNAIM).

immobilier
Crédit : GILE MICHEL/SIPA.

La Fédération nationale des agences immobilières (FNAIM) demande au gouvernement de prendre en compte les agences immobilières en stations de ski. Ainsi, alors que l’économie montagnarde subit de plein fouet la fermeture des remontées mécaniques, le périmètre d’action du Fonds de solidarité a été élargi, mais les agences immobilières en sont exclues, « mettant leur survie en péril », indique la Fédération dans un communiqué le 4 février. Le président de la FNAIM, Jean-Marc Torrollion, a adressé un courrier au secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, des Français et de la Francophonie, Jean-Baptiste Lemoyne. « La branche administration de biens des territoires de montagne est impactée très durement », indique le communiqué.

En effet, les agences assurent 21% de la commercialisation des lits touristiques des stations de ski françaises. Le risque est de voir « disparaître l’activité de location saisonnière », alerte la FNAIM, sans soutien complémentaire de la part du gouvernement. « Cela compromet l’existence même de 30% de nos agences situées dans ces territoires, ouvrant grand ce secteur aux grandes plateformes de location », avertit Jean-Marc Torrollion. Une partie de ces agences est aidée par le Fonds de solidarité Montagne, mais « toutes n’y ont pas eu accès », précise le président de la Fédération. Ces agences montagnardes ne travaillent pas seulement sur la location saisonnière, elles pratiquent aussi les métiers de syndic et de transaction. « La branche location saisonnière représente 58% de leur chiffre d’affaires de gestion locative, mais seulement 12,8% du chiffre d’affaires global », précise encore Jean-Marc Torrollion dans son courrier au gouvernement.

Chômage partiel et exonération de charges

La FNAIM craint que des centaines d’entreprises ne mettent la clé sous la porte. Elle demande au gouvernement que ces agences en difficulté soient inclues dans le dispositif de soutien renforcé, comme le chômage partiel ou encore l’exonération de charges sociales. Elle souhaite que la gestion de la location saisonnière soit ajoutée à la liste des entreprises dont l’activité est soumise aux restrictions mises en place pour lutter contre la propagation du Covid-19, et que ces agences soient éligibles aux aides prévues.