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Logement social : Emmanuelle Wargon veut faire prolonger la loi SRU

Bien décidée à ce que les communes respectent leurs obligations en matière de construction de logements sociaux, la ministre en charge du Logement souhaite prolonger l’article 55 de la loi Solidarité et renouvellement Urbains (SRU) qui court pour le moment jusqu’en 2025.

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Crédit: iStock.

La loi SRU (solidarité et au renouvellement urbain), votée en 2000, fixe les obligations des collectivités territoriales en matière de construction de logements sociaux jusqu’en 2025. Invitée de l’émission « Bonjour chez vous » de Public Sénat, jeudi 18 février, Emmanuelle Wargon, est revenue sur la loi qui impose aux communes de plus de 3.500 habitants (1.500 en région parisienne), de disposer de 25% de logement social, en regard des résidences principales, d’ici 2025. « Je souhaite même qu’on la prolonge [cette loi] puisqu’elle s’arrête en 2025 […] Ce sera une proposition législative que le gouvernement fera dans la loi 4D »a-t-elle expliqué dans la matinale. Auparavant, elle avait insisté sur le fait qu’il « lui paraissait normal » de faire respecter cette loi.

Un texte allant dans ce sens devrait être présenté en Conseil des ministres au printemps. Si la ministre en charge du Logement entend conserver le quota de 25%, elle compte bien faire bouger les choses en matière d’attribution des logements sociaux. « 70% des Français sont éligibles au logement social. Mais lorsqu’on ne prend pas garde aux attributions, on a tendance à créer des ghettos, à créer des endroits dans lesquels on a des taux de pauvreté très importants, et créer une forme d’entre-soi de l’autre côté entre classes très favorisées », note la ministre. Elle compte ainssur des propositions législatives pour faire évoluer la donne.

« La base de l’égalité des chances »

Elles seront incluses dans la loi 4D (décentralisation, déconcentration, différenciation et décomplexification). « C’est l’autre volet de la loi contre le séparatisme » […] Cette mixité sociale, c’est la base de l’égalité des chances », a souligné Emmanuelle Wargon. Ces mesures ont pour ambition de « redéfinir les publics prioritaires pour le logement social ». « Aujourd’hui, il y a 13 catégories, c’est assez compliqué. Il faut dire aussi que les travailleurs essentiels, ceux qui font vivre nos villes ont besoin d’être logés pas trop loin où ils travaillent », détaille la ministre.