Se connecter S’abonner

Logement : proche d’une gare, le prix peut être jusqu’à 25% plus élevé

La proximité d’une gare ou d’une station de métro a beaucoup d’impact sur le prix immobilier, selon une étude.

logement
Crédit : iStock.

La présence d’un transport en commun à proximité d’un bien immobilier a une influence certaine sur son prix. Homadata a étudié plusieurs villes et situations et le constat est « sans appel, des impacts importants ont été mesurés », écrit la start-up dans son Observatoire annuel de l’immobilier en France mis en ligne le 23 février. L’entreprise « a comparé les prix des transactions réalisées dans un même quartier, mais à distance significativement différente de l’accès aux transports ». Ainsi, dans les communes desservies par le train, que ce soit le TER, l’Intercité ou le RER, l’étude révèle que la présence d’une gare peut amener en moyenne une surcote de 9,3% au prix d’un bien immobilier. Pour certaines villes comme Aix-en-Provence, la surcote atteint 24,2%. Elle dépasse aussi les 20% pour la ville de Meudon (+22,3%). Une ville comme Massy enregistre une augmentation de 13,9% des biens situés près de la gare.

D’une manière plus générale, la commune qui dispose d’au moins une gare affiche un prix au mètre carré de 28% supérieur à une commune qui n’en a pas, relève Homadata. Les départements de la Meuse, de la Gironde et du Puy-de-Dôme affichent une différence de prix de plus de 40%. Cependant, dans certaines villes, les gares peuvent représenter une nuisance, notamment dans les zones où la voiture est le moyen de transport le plus utilisé. Elle peut engendrer des nuisances sonores et un « écosystème de transit qui a mauvaise réputation auprès des acquéreurs », écrit Homadata dans son étude. Dans certaines communes comme à Couzon-au-Mont-d ’Or (Rhône), à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ou encore Us (Val-d’Oise), les décotes oscillent entre 15 et 19% lorsque le logement est situé à moins de 500 mètres de la gare.

Une surcote allant jusqu’à 25% à la Courneuve

Concernant les villes qui possèdent un réseau de métro, la différence des prix entre un bien immobilier à moins de 500 mètres d’une station et un autre situé plus loin est de 7,7% selon cette étude. La proximité d’un métro dans la petite couronne francilienne apporte 10% de plus, à Châtillon (Hauts-de-Seine) par exemple, ou encore 25% de surcote à la Courneuve (Seine-Saint-Denis). Il faut noter toutefois qu’à Paris, « la densité de stations dans certains arrondissements est tellement élevée que cela n’a aucun impact sur les prix, par exemple dans le 11ème », précise Homadata. Autour de certaines stations de métro parisiennes, les prix atteignent des records, comme à Solférino dans le 7e, à presque 18.000 euros le mètre carré, ou encore à Saint-Sulpice dans le 6e, à plus de 16.000 euros le mètre carré. A Lyon, la surcote peut aller jusqu’à 16% dans le 5e arrondissement. Homadata a aussi étudié l’impact de la présence de certaines écoles ou d’espaces verts à proximité sur les prix immobiliers.