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Immobilier : après un an de crise, 31% des acheteurs s’attendent à une baisse des prix

Comment la perception du marché immobilier a-t-elle évolué après un an de crise sanitaire pour les acheteurs et les vendeurs français ? Une étude SeLoger, publiée lundi 15 mars, tente de répondre à la question.
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Crédit : iStock.

En une année marquée par la crise sanitaire, le marché immobilier a connu des hauts et des bas. À l’arrêt forcé pendant le premier confinement, il a ensuite explosé de façon spectaculaire, pour connaître un ralentissement à la fin de l’année 2020. Face à tant d’incertitudes, à quoi s’attendent les Français ? 31% des acheteurs et 27% des vendeurs imaginent une baisse des prix cette année, selon une étude SeLoger, réalisée par OpinionWay en février 2021, et publiée lundi 15 mars.

9% des acheteurs misaient sur une baisse des prix en 2020

Par rapport à février 2019, le véritable changement dans les perspectives des Français vis-à-vis du marché immobilier se situe, en effet, au niveau des prix. Parmi les 2 988 personnes interrogées, 31% des acheteurs imaginent que les prix vont baisser en 2021, contre 9% en février 2020. Du côté des vendeurs, 27% prévoient une baisse au cours de l’année, contre 9% l’année dernière. À l’inverse, la part de porteurs de projets immobiliers qui envisagent une hausse des prix est en diminution : 40% des acquéreurs (contre 46% en 2020) et 38% des vendeurs (contre 41%).

La confiance en l’immobilier se maintient

Pour 54% des acheteurs et 52% des vendeurs, la pierre reste, en tout cas, une valeur sûre. 58% des acquéreurs ont confiance en l’avenir, et pensent que leur projet va aboutir. L’optimisme est encore plus fort chez les vendeurs, qui, à 60%, n’expriment pas de doute sur la concrétisation de leur transaction. Ce chiffre n’a pas réellement évolué depuis plusieurs mois, selon l’étude.

Pour ceux dont le bien est déjà mis en vente, cette proportion passe à 72%. Une grande partie des porteurs de projets immobiliers voit donc positivement le futur du marché immobilier, surtout chez les vendeurs, car ils « ont la main sur le marché immobilier », note SeLoger. Cela s’expliquerait, notamment, par une réduction des délais d’achat.