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Immobilier : l’essor de l’investissement dans la nue-propriété

De plus en plus de particuliers optent pour une forme d’investissement immobilier qui retrouve ses lettres de noblesse : la nue-propriété.

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Moins contraignante, moins risquée… Avec la crise sanitaire, les particuliers investissent dans la nue-propriété. Mais en quoi cela consiste-t-il ? Il s’agit d’acheter seulement les murs de la propriété en laissant l’usufruit, c’est-à-dire la jouissance du bien. Dans Le Parisien du mercredi 16 mars, Adrien Poillot, directeur général de Nue Pro Select, société spécialisée dans la vente de nues-propriétés, explique que le marché augmente de 15% chaque année. « Au vu de la crise, ça ne devrait que se développer encore », précise-t-il. 

L’investissement dans la nue-propriété dans l’ancien se base sur le même principe que le viager. Lorsque le senior vend les murs de sa maison, il peut donc vivre chez lui jusqu’à sa mort, explique le quotidien. Mais à la différence du viager, il n’obtient pas de rente. En revanche, il peut vendre son bien à un prix plus important. Ainsi l’investisseur acquiert le bien à hauteur de 50 voire 60% de sa valeur. Et non pas 20% de sa valeur, comme c’est le cas dans le viager classique. « Derrière, cela permet à l’occupant de reverser l’argent à sa famille, d’avoir un matelas en cas de coup dur. Et, surtout, de ne pas voir son bien vendu pour une somme ridicule s’il décède du jour au lendemain », souligne dans Le Parisien, Thomas Abinal, cofondateur de Monetivia, spécialiste de la vente en nue-propriété.

Un accord gagnant-gagnant

Dans cet accord, le senior et l’acheteur sont gagnants. En faisant l’acquisition d’un bien dans l’ancien à 60% de sa valeur, sans aucune autre dépense, la part de risque pour l’investisseur est presque nulle. « Vous n’avez plus rien à faire. Et l’assurance ou presque, de rentabiliser votre investissement dans les dix, quinze ou vingt ans à venir. Pour les particuliers, qui veulent un minimum de risque, c’est l’option parfaite », affirme Thomas Abinal.

Dans le logement social neuf, ces investissements sont aussi possibles même s’ils sont moins répandus. Dans certains programmes sociaux, les bailleurs vendent des lots en nue-propriété. L’acheteur achète alors le bien à environ 60% de sa valeur et passe un accord pour laisser l’usufruit pendant quinze ou vingt ans au bailleur. Comme pour les investissements dans l’ancien, la prise de risque est faible.