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Les visites immobilières pourront se poursuivre durant le confinement… mais pas toutes !

Après les annonces du Premier ministre, les visites immobilières étaient sur la sellette dans le cadre des nouvelles mesures de reconfinement applicables dans 16 départements. Certaines pourront finalement avoir lieu, mais pas toutes.

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Crédit: iStock.

Les visites de logements à vendre ou à louer resteront finalement possibles… mais pas pour tous les types de biens ! Après un moment de flou, l’exécutif ayant un temps évoqué leur interdiction, certaines visites immobilières seront permises dans les 16 départements concernés par le reconfinement, qui s’étalera sur quatre semaines à compter du 20 mars. Dans sa conférence de presse de jeudi, le Premier ministre Jean Castex avait évoqué la fermeture de tous les commerces ne vendant pas « des biens et des services de première nécessité ». Ce qui avait semé le doute sur les visites, interdites durant le premier confinement de mars 2020. Selon un décret du 19 mars, seuls les déplacements « insusceptibles d’être différés », relatifs à l’achat ou la location de résidences principales, sont autorisés. Ce qui s’ajoute au maintien de l’ouverture des salons de coiffure, des fleuristes et jardineries, cordonneries ou des chocolateries.

Des visites immobilières importantes pour l’ensemble de la chaîne

Les grands réseaux ont donné de la voix pour que les visites immobilières restent possibles. Guy Hoquet rappelait pour sa part hier « qu’en l’absence des visites, c’est l’ensemble de la chaîne immobilière qui se trouve paralysée. Un particulier peut signer un mandat de vente, contracter un prêt immobilier auprès de sa banque, régulariser un acte chez son notaire et même déménager. En revanche, il lui est interdit de visiter un bien ».

« Que répondre à ceux qui ont vendu leur logement et qui stoppés dans leurs recherches risquent de se retrouver sans domicile ? Comment les couples qui divorcent et qui ne peuvent plus vivre sous le même toit vont-ils pouvoir s’organiser ?, indiquait de son côté Éric Allouche, directeur exécutif du réseau ERA Immobilier. Si les mesures adéquates sont prises, la visite de biens dans le respect des conditions sanitaires (qui n’est pas un acte courant) et les risques de contamination sont négligeables au regard des conséquences d’une interdiction ».

Pas des commerces de « première nécessité »

Comme lors du premier confinement, les agences resteront cependant fermées au public, ne s’agissant pas de commerces de première nécessité. L’autre grande question concerne la construction : les chantiers devraient pouvoir se poursuivre, a laissé entendre la Fédération française du bâtiment (FFB). Contrairement au premier confinement, l’activité du secteur pourra donc se poursuivre normalement. Les blocages devraient pouvoir être évités, contrairement à ce qui avait été observé l’an passé, à condition que le protocole sanitaire soit respecté.