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SCPI : des modèles de résilience face à la crise

La crise sanitaire va nécessairement faire évoluer les besoins immobiliers. Mais certaines sociétés de gestion anticipent déjà depuis plusieurs années les mutations à venir.

L’année 2020 a prouvé la résilience du modèle des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Confinements et restrictions diverses n’ont eu que peu de conséquences sur le secteur jusqu’ici. Selon le bilan annuel de l’ASPIM (Association des sociétés de placement immobilier) et de l’IEIF (Institut de l’épargne immobilière et foncière)*, le rendement moyen est ressorti à 4,18% après 4,40% en 2019. Quant au prix moyen des parts (reflet de la qualité des actifs détenus), il a progressé de 1,12% en moyenne sur le marché.

Malgré les vents contraires, les engagements ont donc été tenus. Chez Perial Asset Management par exemple, le taux de recouvrement des loyers a approché des 93% en moyenne sur l’année. Conséquence : les SCPI PF Grand Paris et PFO2 ont affiché des taux de distribution respectifs de 4,53% et 4,50%, plutôt intéressants dans le contexte actuel de l’épargne (les performances passées ne préjugent toutefois pas des performances futures).

Bien entendu, passée cette année 2020 particulière, certains épargnants s’interrogent sur la suite des événements. Les turbulences économiques à venir et le recours croissant au télétravail vont-ils changer la donne, en particulier pour le marché des bureaux ?

Le bureau reste au cœur de l’organisation du travail

Le bureau ne va pas disparaître sous l’effet du recours accru au home office. Avant la crise, la moitié des entreprises du secteur tertiaire en capacité de le faire avaient déjà opté pour le télétravail… sans que cela ne remette en cause leurs besoins en surfaces de bureaux.

La crise sanitaire par ailleurs toujours en cours à l’heure où nous écrivons ces lignes n’a donc pas révolutionné le monde du travail mais plutôt joué un rôle d’accélérateur des tendances. Le bureau demeure ainsi un lieu privilégié par les travailleurs pour effectuer certaines tâches, favoriser la cohésion, la créativité, l’échange. Les locaux d’une entreprise gomment également les inégalités face aux conditions de travail entre les hommes et les femmes, les cadres et les stagiaires ou les contrats de qualification. A contrario, les conditions de télétravail sont très inégales selon que l’on habite dans un grand ou un petit logement, qu’on ait des enfants ou non, voire que l’on ait accès à une résidence secondaire.

La crise l’a prouvé, le bureau est donc un socle incontournable et indispensable pour le travail. Il est aussi un lieu de sociabilisation auquel peu de salariés seraient prêts à renoncer durablement.

Bien entendu, cela ne signifie pas que rien ne va changer. La crise sanitaire va amplifier et accélérer les mutations que plusieurs experts voient se dessiner depuis quelques années déjà.

De nouvelles opportunités à intégrer

La question ne sera plus de savoir dans combien de m² investissent les SCPI mais dans quel type de m², les entreprises étant de plus en plus attentives aux services proposés à leurs salariés, ainsi qu’à la dimension sanitaire, sociale et environnementale de leurs locaux. Bien-être des salariés et sobriété énergétique sont déjà des critères prépondérants dans le choix des locataires. Ils le seront encore plus dans les années à venir.

Inévitablement, seules les SCPI capables de s’adapter à ces évolutions seront en mesure de tirer leur épingle du jeu. Certaines n’ont d’ailleurs pas attendu la crise du Covid pour se positionner et accompagner ces changements. Chez Perial Asset Management, deux fonds ont été labellisés ISR, label d’Etat valorisant la dimension responsable des stratégies d’investissement et de gestion : la SCPI PFO2 et la SCI PERIAL Euro Carbone, le premier fonds immobilier bas carbone du marché.

Enfin, la Covid et les turbulences économiques actuelles n’ont pour l’instant pas remis en question les besoins structurels spécifiques qui grossissent chaque année dans les métropoles européennes et qui sont liés aux grandes évolutions démographiques : l’accueil d’enfants en crèche, le logement étudiant ou encore l’hébergement des seniors. Là encore, le monde des SCPI prouve sa capacité à anticiper avec une offre de SCPI « spécialisées » de plus en plus étoffée, à l’image de PF Hospitalité Europe.

Les indicateurs restent au vert

Les SCPI étant par définition intimement liées à leurs locataires, aux entreprises, à l’économie réelle, l’impact de la crise ne sera pas homogène sur le marché. La confiance reste néanmoins globalement de mise quant aux perspectives de ces fonds. Celles qui ont communiqué des objectifs pour 2021 prévoient d’ailleurs des rendements comparables à ceux de 2020 (voire en très légère hausse dans le meilleur des cas).

La confiance persistante des investisseurs constitue également un signal très positif. En 2020, en dépit d’un contexte difficile, la collecte nette a dépassé les 6 milliards d’euros. Certes, le marché avait fait mieux en 2019, année de tous les records, mais il a tout de même signé l’an passé la troisième meilleure année de son histoire. Preuve que la confiance des investisseurs demeure.

*Etude Aspim/IEIF sur le marché des SCPI en 2020 

Avertissement
L’investissement dans une SCPI n’est pas garanti, tant du point de vue des dividendes perçus que de celui de la préservation du capital. Les SCPI dépendent en effet des fluctuations des marchés immobiliers.
Avant toute décision d’achat de parts de SCPI, faites-vous conseiller par un professionnel afin d’être certain(e) que ce placement correspond à votre profil patrimonial.
Enfin, comme tout investissement immobilier, tenez compte du fait que les SCPI sont des placements de long terme dont la durée de détention minimale ne saurait être inférieure à huit ans.