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Passoires thermiques : les biens classés G exclus du marché dès 2025 ?

Alors que le projet de loi Climat et résilience est examiné à l’Assemblée nationale depuis le lundi 29 mars, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili veut interdire à la location les logements classés G dès 2025.

passoires thermiques
Les biens classés G interdits à la location dès 2025 ?

Un pas de plus vers l’interdiction des passoires thermiques. Barbara Pompili souhaite que les logements classés G (sur l’échelle des diagnostics de performance énergétique) soient interdits à la location dès 2025, au lieu de 2028, comme les logements classés F. La ministre de la Transition écologique défend le projet de loi Climat et résilience, examiné par les députés depuis le 29 mars, dans une interview au Parisien mardi 30 mars. Elle avance donc que le gouvernement veut interdire plus tôt de louer les passoires thermiques classées G. Le contexte est tendu cette semaine : 110.000 manifestants se sont rassemblés dimanche 28 mars dans toute la France pour demander « une vraie loi Climat », notamment les participants de la Convention citoyenne, qui déplorent que le gouvernement ait opté pour l’interdiction à la location et non pour l’obligation de rénovation.

Barbara Pompili reprend aussi l’idée d’un amendement, déposé par un député de la majorité, qui est d’exclure les logements classés E également de la location, en 2034. « Si nous y parvenons, nous passerons de 1,8 million de logements concernés par une obligation de rénovation (pour les seuls F et G) à quatre millions ! Nous changeons enfin d’échelle sur le sujet », se réjouit la ministre de la Transition écologique. Autre idée avancée, la création d’un « accompagnateur rénovation », c’est-à-dire une personne chargée d’aider les ménages à entamer leurs travaux, gratuitement : quel type de travaux, à quel coût et quelles aides sont disponibles. « Cet accompagnement de A à Z, c’est le maillon qui créera un big-bang des rénovations », annonce Barbara Pompili au quotidien. Il « coûtera en moyenne 1.200 euros par logement », selon la ministre, « financés par l’Etat pour les plus modestes ».

Un « prêt avance mutation » pour financer le reste à charge

Par ailleurs, la ministre annonce aussi le renforcement d’un autre dispositif : le « prêt avance mutation ». Il servirait à financer le reste à charge en cas de travaux de rénovation énergétique. « Avec ce prêt, les ménages ne paieront que les intérêts du prêt, le remboursement total n’interviendra que lors de la revente. L’idée, c’est que les plus modestes ne soient pas bloqués par ce reste à charge », explique Barbara Pompili.