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Crise sanitaire : le nombre de commerces vacants a-t-il augmenté à Paris ?

Dans la capitale, le nombre de commerces vacants a progressé en 2020. Mais quelles sont les raisons de cette augmentation ? On fait le point.

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Crédit : iStock.

A la fin de l’année 2020, Paris comptait 83.399 locaux en rez-de-chaussée, répartis entre 74% de commerces et services commerciaux, 15,5% de locaux implantés dans d’anciens magasins mais qui ne sont pas des commerces de détail (tels que des bureaux ou des activités médicales) et 10,5% de locaux vacants, rapporte une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), publiée jeudi 8 avril. Entre 2017 et 2020, plus de 900 nouveaux locaux vacants en pied des immeubles parisiens ont été recensés. Le nombre de locaux vacants connaît donc une augmentation de 1,2 point, passant de 9,3% à 10,5%. Un phénomène qui touche principalement les arrondissements centraux.

Mais alors comment l’expliquer ? En partie par la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de coronavirus, souligne notamment l’Apur. Mais cette dernière n’est pas la seule responsable. Les nombreux évènements qui se sont déroulés à Paris depuis deux ans et demi, comme le mouvement des gilets jaunes, fin 2018, qui a souvent obligé les commerces à fermer le samedi, mais aussi la grève des transports fin 2019, ont joué un rôle dans cette hausse des commerces vacants.

Des commerces en travaux

Ces chiffres sont cependant à nuancer car la vacance ne signifie pas forcément que la fermeture est définitive. Ainsi l’Apur comptabilise 1.520 locaux en travaux, c’est-à-dire 17% des locaux vacants. En 2017, on en dénombrait seulement 900, soit 11% de l’ensemble des locaux vacants de cette année-là.

Là encore, l’explication de cette augmentation est « sans doute liée » au Covid-19, précise l’organisme. Certains commerces profitent des confinements successifs et de l’interdiction d’ouvrir pour réaliser des travaux au sein de leurs établissements. Cela permet donc d’espérer une activité à court ou moyen terme.