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Squat : la gaffe d’un sous-préfet fait parler d’elle

La préfecture de l’Isère a envoyé un courrier en avril à un squatteur, lui demandant de « trouver un autre squat ». Un lapsus pointé du doigt par l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).

squat
Crédit : iStock.

C’est une gaffe qui n’est pas passée inaperçue. Un courrier signé par le sous-préfet de l’Isère a été envoyé à l’occupant illégal d’un logement, lui demandant de le quitter. Mais la formule utilisée est plus que maladroite : ainsi, il est écrit que le fonctionnaire invite le squatteur « sans délai à trouver un autre squat », avant intervention de l’huissier et des forces de l’ordre, rapporte Le Figaro le 4 mai. Ce lapsus a été relevé par l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI). « Notre association ne peut que s’indigner lorsqu’elle constate que vos services ne font que peu de cas du droit de la propriété et du respect des intérêts de chaque protagoniste », a répondu la chambre syndicale des propriétaires et copropriétaires de l’Isère.

Dans un courrier adressé à l’UNPI, la préfecture reconnaît son erreur. « Une inattention de relecture de ma part m’a conduit à signer le courrier en l’état, alors que le mot “squat” aurait dû être remplacé par “logement”Il n’est naturellement pas dans mes intentions de porter atteinte au principe de la propriété privée », a répondu le sous-préfet Denis Bruel. Alors que le gouvernement a fait voter une nouvelle loi pour accélérer l’expulsion des squatteurs, cette lettre fait tache. En effet, ce sont les préfets qui doivent décider des expulsions et reloger les personnes qui occupent un bien illégalement. Les procédures traînent en longueur pour les propriétaires.

Fin de la trêve hivernale

Rappelons que la trêve hivernale doit prendre fin au 1er juin. Les expulsions devraient reprendre, mais la ministre chargée du Logement souhaite proposer un logement pour chaque personne expulsée. Emmanuelle Wargon souhaite rassurer les propriétaires comme les locataires.