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Expulsions locatives : la trêve hivernale ne sera pas prolongée après le 31 mai

Malgré la demande faite par la Fondation Abbé Pierre, le gouvernement ne prolongera pas la trêve hivernale des expulsions locatives qui doit prendre fin le 1er juin prochain.

Mal logement
Crédit: iStock.

L’exécutif a rejeté une demande formulée par la Fondation Abbé Pierre, qui appelait le gouvernement à prolonger la trêve hivernale au-delà du 31 mai, selon une information du Figaro. L’entourage de la ministre en charge du Logement, Emmanuelle Wargon, a affirmé au quotidien que le calendrier restait « inchangé à cette date ». « Un plan de sortie de la trêve hivernale sera mis en place, conformément aux préconisations du rapport de Nicolas Démoulin (député LREM de l’Hérault), pour accompagner toutes les mesures associées à la fin de la trêve », a précisé le gouvernement.  

À trois semaines de l’échéance, la situation reste « extrêmement tendue », a affirmé dans un communiqué la Fondation Abbé Pierre, jeudi 6 mai. Selon elle, le retour des expulsions locatives menacerait « 30.000 ménages, dans un contexte sanitaire et social dramatique ». L’association précise que les mesures prises ces derniers mois « pour mieux prévenir la « bombe à retardement » des expulsions locatives sont insuffisantes ». Elle demande notamment un assouplissement des conditions d’obtention des aides du Fonds de solidarité logement.  

La crainte d’une explosion des expulsions 

L’abondement à hauteur de 20 millions d’euros par l’État du fonds d’indemnisation des bailleurs reste quant à lui « très inférieur aux besoins, ajoute la Fondation Abbé Pierre. Dans ces conditions, tout laisse craindre une explosion des expulsions au cours de l’été 2021, sans relogement voire sans hébergement ». 

En 2020, la trêve hivernale avait été prolongée jusqu’au 10 juillet en raison de la crise sanitaire. Cette année, le gouvernement avait annoncé sa prolongation au mois de février dernier mais jusqu’au 31 mai seulement.