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Immobilier : la fin des chaudières à fioul est reportée

Les chaudières à fioul bénéficient d’un sursis de quelques mois : leur fin est reportée à la mi-2022.

FIoul
Crédit : iStock.

La ministre de la Transition écologique l’a annoncé de manière discrète la semaine dernière. La fin des chaudières à fioul est repoussée à la mi-2022, au lieu du 1er juillet 2021 pour les constructions neuves et du 1er janvier 2022 pour l’immobilier ancien, relève Le Figaro le 5 juin. Un décret sera transmis au Conseil d’Etat « très prochainement », pour une entrée en vigueur dans la foulée. Il y a « des possibilités de dérogations pour certains cas puisqu’il peut arriver qu’il y ait des difficultés, des impossibilités techniques ou des coûts excessifs », a précisé Barbara Pompili devant les députés jeudi 3 juin. La ministre a également indiqué que le décret « n’interdira pas les réparations des installations existantes ».

L’objectif du gouvernement est d’inciter les particuliers à changer de mode de chauffage en cas de panne définitive de leur chaudière à fioul, ce qui n’est pas toujours facile. En effet, il n’y a pas du gaz de ville dans toutes les communes, donc l’installation d’une chaudière à gaz est impossible dans certaines zones. De plus, le débit électrique peut y être limité, ce qui réduit la possibilité d’utiliser une pompe à chaleur, sauf si elle est hybride. La solution des chaudières à bûches ou encore à granulés est aussi possible « quasi partout », avait précisé Emmanuelle Wargon en janvier dernier. Il faut prévoir un espace pour stocker le bois, et si ce n’est pas possible, l’interdiction ne sera pas applicable dans ces cas, ce qui reste « très marginal » selon la ministre chargée du Logement.

Le chauffage au fioul est plus cher

L’argument financier est mis en avant par l’exécutif pour convaincre les Français. Une chaudière à fioul coûte beaucoup plus cher qu’une pompe à chaleur ou qu’une chaudière à granulés, deux à trois fois plus, selon le gouvernement. La consommation de fioul est inférieure à celle d’électricité à surface égale, soit 15 euros le mètre carré contre 16 euros, mais le gaz coûte 11 euros le mètre carré, précise Le Figaro.