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Immobilier : le mouvement de départs vers la banlieue s’accentue

Les confinements successifs ont accentué le désir d’espace et d’un meilleur cadre de vie, comme le rapporte L’Obs. Au vu des prix dans la capitale, qui ne baissent pas suffisamment, le mouvement de départs vers la banlieue s’accentue.

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Crédit : iStock.

La pandémie n’aura pas stoppé les Français dans leurs envies immobilières, notamment vers la banlieue. Ils considèrent plus que jamais la pierre comme une valeur refuge, selon L’Obs. Et le marché a su faire preuve de résilience, même si la capitale connaît, selon les Notaires du Grand Paris, « des évolutions plus mitigées, avec des volumes de vente en baisse ». À Paris comme dans toutes les grandes villes de France, les acheteurs sont à nouveau plus nombreux que les vendeurs (d’environ 10 %). Un regain confirmé depuis quelques mois. « Les projets d’acquisition qui ont longuement mûri pendant les périodes de restrictions de déplacements se débloquent aujourd’hui », analyse Philippe Taboret, directeur général de Cafpi. Mais quid des prix ? Selon les Notaires, « ils devraient se consolider autour de 10 650 €/m2 d’ici à juillet ». 

Au-delà des prix, les priorités des acheteurs ont changé. « Une grande partie d’entre eux souhaitent changer d’appartement pour bénéficier de surfaces extérieures, et/ou d’éléments de confort supplémentaires. Les confinements ont modifié la manière dont nous appréhendons notre cadre de vie quotidien », explique Charles-Marie Jottras, président de Daniel Féau, dans les colonnes de nos confrères. Le télétravail a notamment changé la donne. Les envies de verdure, déjà présentes auparavant, ont été renforcées. 

46% des Parisiens souhaitent quitter la ville

Or, les baisses de prix restent trop limitées pour permettre à tous les ménages d’acheter le logement de leurs vœux à Paris. Aussi, nombre d’entre eux ont fait le choix de quitter la capitale pour chercher un meilleur cadre de vie en périphérie. D’après une étude du courtier Empruntis, 46 % des Parisiens souhaitent ainsi quitter leur ville pour acheter dans un autre département de la région. Voire s’éloigner encore plus dans des « villes TGV ». Un phénomène qui n’est pas sans impact sur les prix. La moyenne des ventes de maisons en petite couronne se situe aujourd’hui à 415 000 €. Même impact en grande couronne, où le prix moyen est de 308 000 €. Ce rush des acheteurs vers la banlieue rend encore plus urgentes les mesures pour résoudre la crise de l’offre de logements neufs en périphérie.