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Immobilier : les Parisiens aisés, plus enclins à quitter l’Ile-de-France

Les recherches de résidence principale en province par les Parisiens ont doublé. Des envies d’ailleurs qui concernent majoritairement ceux qui disposent de revenus confortables.

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Crédit: istock.

La crise sanitaire et le développement du télétravail influencent les projets immobiliers des Parisiens. Ils sont plus nombreux à envisager l’achat d’une résidence principale en grande couronne voire en dehors de la région parisienne. Une étude publiée par le courtier immobilier en ligne Pretto, jeudi 24 juin, met en avant le fait que les candidats au départ sont le plus souvent ceux qui disposent de revenus confortables. Si l’augmentation des recherches post-confinement est de 77% en moyenne, elle est d’autant plus forte parmi les catégories socioprofessionnelles supérieures. Et plus particulièrement les foyers dont les revenus dépassent les 10.000 euros nets par mois. Dans leur cas, la progression est de 108%. Mais même chez les foyers gagnant moins de 3.000 euros, elle est de 67%.

« Les Parisiens les plus aisés ont réalisé qu’ils pouvaient avoir une grande maison avec jardin en province pour le même prix que leur appartement parisien. Certains ont même fait le choix de transformer leur résidence secondaire en résidence principale ou semi-principale. Paris reste accessible rapidement en TGV », affirme Pierre Chapon, président de Pretto.

Des endroits bien reliés à la capitale

Mais qui dit envie de départ ne dit pas forcément rêve d’éloignement. La preuve, les départements proches de l’Ile-de-France arrivent en tête des recherches. Ils sont suivis de près par le littoral. L’Eure enregistre une explosion du nombre des recherches (+171%) en matière d’immobilier, loin devant l’Ille-et-Vilaine (+145%), l’Eure-et-Loir (+131%). Les Pyrénées-Atlantiques (+122%) et les Alpes-Maritimes (+114%) ne sont pas en reste. « Ces départements offrent de belles opportunités d’achat, tout en étant bien reliés à la capitale pour revenir rapidement au bureau une à deux fois par semaine dans le cas de la Normandie et de la Bretagne », observe Pierre Chapon.

Selon l’étude, les villes, Evreux, Nice, Anglet, Biarritz et Rennes ont le plus gagné en intérêt post-confinement. Le courtier appuie son analyse sur la surface d’achat possible avec un budget de 260.000 euros et un apport de 25.000 euros.

La grande couronne préférée à la petite

La Seine-et-Marne (31%) et les Yvelines (25%) sont, quant à eux, les premiers départements visés en grande couronne. Plus globalement, les recherches pour une résidence principale sont en hausse de 25% en grande couronne post-confinement. L’Essonne (+24%) et le Val-d’Oise (+22%) se distinguent aussi. Le budget moyen d’acquisition est de 300.000 euros, contre 420.000 euros pour un achat réalisé à Paris intra-muros. L’apport mobilisé est également inférieur. Il est de 28.000 euros contre 50.000 euros. Cet engouement des Parisiens pour la grande couronne se fait au détriment de la petite couronne, notamment les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. 

Par exemple, les recherches à Noisy-le-Grand (93) ont reculé de 34%. A Courbevoie (92) et Montrouge, elles ont respectivement régressé de 31% et 27%. Aubervilliers (93) et Levallois-Perret (92) enregistrent, quant à elles, une baisse de 26%. « La grande couronne gagne en attractivité grâce à sa qualité de vie. Ses départements présentent plusieurs atouts : de grands espaces verts, la possibilité d’acheter plus grand, voire d’acquérir une maison. Et il est facile de se rendre dans la capitale en cas de télétravail partiel », déclare Pierre Chapon.

Les villes de Rambouillet (78), Viroflay (78), Fontainebleau (77), Deuil-la-Barre (95) et La Celle-Saint-Cloud (78) sont les villes de la grande couronne qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu en matière d’immobilier. 

Pretto s’est intéressé aux 5 villes en grande couronne ayant le plus gagné en intérêt post-confinement et a déterminé la surface d’achat possible avec un budget de 300 000 euros et un apport de 28 000 euros.