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Surtaxe, taxe d’habitation… Les nombreux frais à avoir en tête lors de l’achat d’une résidence secondaire

En plus du prix d’achat de votre future résidence secondaire, vous devrez ajouter une série de frais.

Immobilier
Crédit : iStock.

Le rêve a un prix. Les confinements successifs et le développement du télétravail ont donné des envies d’espace et de nature aux Français. Si certains ont déjà concrétisé leur rêve, d’autres hésitent encore. Et un peu plus de la moitié d’entre eux visent une résidence secondaire en bord de mer. Non seulement cet engouement affole les prix, mais il faut ajouter des frais – parfois cachés – à cette mise de départ, rappelle Le Figaro

La taxe d’habitation, par exemple, ne sera supprimée que pour les résidences principales. Les résidences secondaires restent soumises à cet impôt. Avant de jeter votre dévolu sur un bien, renseignez-vous sur la fiscalité municipale en matière de résidences secondaires. Le boom fait que, désormais, certaines communes n’hésitent plus à augmenter les taxes et autres impôts locaux des non-résidents à l’année. Une manière de réserver une partie du parc immobilier à la population locale.

Une surtaxe d’habitation

Depuis 2015, les élus des communes situées dans les zones les plus tendues ont la possibilité d’adopter une surtaxe d’habitation sur les résidences secondaires. Elle peut grimper jusqu’à 60 %. Une opportunité saisie il y a déjà plusieurs années par les communes d’Antibes, de Beaulieu-sur-Mer, Menton, Nice, Biarritz, Hendaye ou bien encore Guérande, Batz-sur-Mer, etc.

Une résidence secondaire a également la spécificité de ne pas être occupée à l’année. Et un bien immobilier inoccupé se dégrade plus rapidement, surtout sur le littoral. « Qui dit littoral, dit air marin, et donc, forcément, iode. Or, un taux de salinité élevé entraîne fatalement une usure et une oxydation de certains équipements comme les boiseries, les ferronneries et autres huisseries en métal plus importantes et surtout plus rapides que dans les terres », rappelle au quotidien Eric Allouche, directeur exécutif d’ERA Immobilier. Le vent et l’humidité ne sont pas en reste. Alors, mieux vaut prévoir dans votre budget des frais d’entretien très réguliers. Sans oublier une enveloppe consacrée au chauffage, même si vous n’occupez pas votre bien l’hiver. En maintenant une certaine température, vous freinerez la détérioration naturelle de votre bien.

L’érosion des côtes

Les spécialistes de l’immobilier côtier invitent également les candidats à l’acquisition à considérer les risques inhérents à l’urbanisme des littoraux. Naturelle ou liée à la densification urbaine, l’érosion des côtes pose de plus en plus le problème des constructions en zone inondable.