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Immobilier en bord de mer : les prix augmentent deux fois plus vite en Bretagne qu’en région PACA

Les prix de l’immobilier progressent plus vite sur le littoral atlantique qu’en région Provence- Alpes-Côte d’Azur (PACA).

surtaxe d'habitation
iStock.

Le phénomène n’est pas neuf, mais le Covid-19, les contraintes sanitaires et les incertitudes qui l’accompagnent, l’ont amplifié. En décidant de passer leurs vacances en France, les Français participent à la hausse des prix de l’immobilier en bord de mer, notamment. La Nouvelle-Aquitaine, PACA et la Bretagne sont les trois destinations préférées des touristes, selon les propos du cabinet Protourisme relayés par Le Figaro, dimanche 11 juillet. Le boom des réservations de maisons fait que, dans certains secteurs, la demande de logements dépasse l’offre. Aussi, les prix de l’immobilier s’envolent.

Pour la deuxième année consécutive, la Bretagne enregistre la hausse la plus importante parmi les régions balnéaires. Les prix ont bondi de 7,2% en un an, selon une étude réalisée par Meilleurs Agents. En deux ans, les prix affichent une progression de 13,5%, quand ceux de l’immobilier en région PACA ont augmenté de 6%.

Prix abordables et accessibilité

La Manche n’est pas épargnée par cette évolution. Les tarifs ont augmenté de 5,9% en douze mois et de 5,3% en deux ans. « L’engouement s’explique par des prix abordables, bien en dessous de ceux pratiqués sur la côte atlantique ou en PACA, mais aussi par leur accessibilité depuis les grandes villes en TGV ou en voiture », explique au Figaro Barbara Castillo-Rico, responsable des études économiques chez Meilleurs Agents.

Malgré tout, les prix de l’immobilier breton et normand restent attractifs, avec un mètre carré qui oscille autour de 3.000 – 3.100 euros pour les appartements comme les maisons. Mais dans le Finistère, par exemple, certaines communes proposent des biens à des prix autour des 1.500 euros le mètre carré. Dans les communes plus connues, comme la Trinité-sur-Mer, Carnac, dans le Morbihan, et Dinard en Ille-et-Vilaine, les tarifs sont logiquement plus élevés. La moyenne se situe respectivement autour de 5.200 euros, 4.500 euros et 4.600 euros le m² pour les deux suivantes.

Une progression plus lente en PACA

En bord de Manche, Le Touquet (6.544 euros le m²), Deauville (5.534 euros) et Trouville (4.499 euros) affichent les prix les plus chers. Ault, dans la Somme, Grandcamp-Maisy, dans le Calvados et Le Tréport, en Seine-Maritime, sont bien plus abordables, avec des prix moyens qui flirtent avec les 1.700 euros.

A l’autre bout de la France, la Côte d’Azur et le Languedoc-Roussillon voient leur côte reculer. Déjà parce que les tarifs sont plus élevés, mais parce qu’il faut plus de temps pour s’y rendre depuis Paris. Aussi, les prix progressent moins vite dans ces deux zones. L’évolution est respectivement de 3 et 4%. Pourtant, certaines stations balnéaires régionales restent accessibles. C’est le cas de Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône), de Cogolin et Saint-Mandrier-sur-Mer (Var), où le mètre carré se négocie aux environs de 4.000 euros.