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Immobilier : dans le monde, les prix des logements en plein boom

Les prix des logements dans les quatorze plus grandes économies du monde sont en plein boom, comme le rapportent Les Échos. Explications

Les prix de l’immobilier sont à la hausse partout dans le monde. D’après une récente étude réalisée par le think tank Oxford Economics – qui a examiné les prix des logements dans 14 pays entre 1900 et 2021 -, et reprise par Les Échos, les logements seraient ainsi surévalués d’environ 10 % par rapport aux tendances à long terme. Avec évidemment des variations entre les pays. Ce boom immobilier serait l’un des plus importants depuis 1900. Il n’est néanmoins pas aussi prononcé que celui qui a précédé la crise financière de 2008. « Si nous comparons les ratios prix/loyers sur le long terme, les prix pourraient être surévalués d’environ 11 %. Lors du dernier boom qui a atteint son pic en 2006, nous estimions la surévaluation entre 13 % et 15 % », détaille Adam Slater, économiste en chef d’Oxford Economics.

Les pays les plus risqués 

Mais quelles sont les causes ? Depuis les années 1990, cette flambée mondiale des prix immobiliers s’explique par des crédits bancaires à des taux d’intérêt très favorables. Et même si les conditions d’octroi des crédits se sont durcies dans certains pays, comme en France avec les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière, la pandémie a selon nos confrères entraîné deux conséquences notables. Premièrement : la plus grande importance d’un logement confortable – plus vaste et avec un balcon, une terrasse ou un jardin. Ensuite, une envolée de l’épargne qui permet d’acquérir au-dessus du prix de marché. Selon les données analysées par Oxford Economics entre 1946 et 2021, parmi les 14 pays étudiés, les marchés les plus risqués sont les Pays-Bas, le Canada, la Suède, l’Allemagne et la France.

Quelle situation en France ? 

Dans l’Hexagone, les prix d’achat versus la tendance sur le long terme sont surévalués de 2,8 % et de 4,1 % pour les locations. Selon Meilleurs Agents, dans la capitale, la pierre se négocie en moyenne 10 296 euros/m2 pour un appartement, soit une hausse de 0,3 % en 2021. Les prix grimpent aussi dans les six plus grandes métropoles de province, comme le précise le média : +0,3 % à Lille, Nice et Strasbourg, +0,5 % à Lyon, +0,6 % à Marseille et Nantes. Sur un an, à fin mars 2021, 1,08 million de logements anciens ont été vendus en France. Du jamais vu, alors même que la période a été marquée par plusieurs confinements du fait de l’épidémie de Covid-19. Un boom qui pourrait néanmoins avoir une fin. « Il est prouvé que plus un boom immobilier se poursuit, plus il est probable qu’il s’arrête, en particulier lorsque les prix se détachent des fondamentaux, c’est ce qu’on appelle parfois la ‘dépendance à la durée », considère Adam Slater.