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Passoires thermiques : 31% des logements parisiens sont classés F ou G

L’interdiction progressive de louer les passoires thermiques à compter de 2025 doit inciter les propriétaires à les rénover. A Paris, près du tiers des logements sont considérés comme tel.

HLM
Crédit: iStock.

Pour faire baisser les émissions de CO2 générées par les bâtiments, il est impératif de les rénover. L’interdiction progressive de louer les biens classés F ou G, considérés comme des passoires thermiques, a été prise afin de contraindre leurs propriétaires à réaliser des travaux. Pas moins de 31% des logements parisiens pourraient être concernés, indique BFMTV. Au niveau national, la part des logements les plus énergivores est de 16,7%. La chaîne d’informations précise que ces données ont encore été calculées à l’aide de l’ancien Diagnostic de performance énergétique (DPE), le nouveau étant entré en vigueur le 1er juillet dernier.

Sans surprise, les biens immobiliers les moins bien classés sont anciens. Parmi les bâtiments construits avant 1919, 42% sont étiquetés F ou G, contre 36% pour les bâtiments construits de 1919 à 1945. Cette proportion passe à 17% pour les biens bâtis entre 1948 et 1974 et concerne 13% de ceux érigés entre 1975 et 1988. En revanche, seul 1% des constructions réalisées depuis 2012 sont concernées.

32,2% d’immeubles construits avant 1919

Dans la capitale, les passoires thermiques représentent 46% des logements construits avant 1919. Il faut dire que 32,2% des constructions datent d’avant 1919. Alors que la loi Climat vient d’être adoptée, la rénovation difficile et coûteuse des vieux bâtiments va avoir des conséquences pour les propriétaires de passoires thermiques. A partir du 1er janvier 2025, les bailleurs privés ne seront plus autorisés à louer un logement étiqueté G. Ceux classés F et E suivront respectivement en 2028 et en 2034.

Le gouvernement vise une réduction de 49% des émissions de CO2 dans le secteur résidentiel et tertiaire, dès 2030 par rapport à 2015. Et il ambitionne une neutralité carbone en 2050. Pour le moment, l’étiquette A, la meilleure, concerne seulement 1,8% des biens immobiliers et l’étiquette B 4,8%. Pour autant, il entrouvre une porte de secours pour certains propriétaires de passoires thermiques. Si le logement se trouve dans une copropriété et que celle-ci refuse de faire des travaux, les propriétaires pourront continuer à louer leur logement, même s’il est trop énergivore.