Se connecter S’abonner

Arnaques à la location immobilière : une hausse de 17% des signalements au premier semestre

2 033 signalements d’arnaques à la location ont été effectués depuis le début de l’année 2021, sur Pharos. Soit une hausse de 17%.

immobilier location
Crédit: iStock.

2 033. C’est le nombre de signalements de fausses locations immobilières effectués sur Pharos, le site du gouvernement, au premier semestre 2021, rapporte Le Parisien. Depuis plusieurs années, les arnaques à la location immobilière se multiplient. Ainsi, par rapport à la même période en 2020, ces signalements sont en augmentation de 17%. 

« Notre numéro de téléphone Info Escroqueries (0 805 805 817, numéro vert, appel gratuit depuis la France, du lundi au vendredi de 9 heures à 18h30)comptabilise 891 appels entre janvier et fin juillet, c’est 8 % de plus que l’an dernier à la même période », explique dans le quotidien, le major de police Marc Conraux, chef par intérim de la plate-forme THESEE (Traitement harmonisé des enquêtes et signalements pour les e-escroqueries) et Info Escroqueries à l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC).

L’usage du numérique facilite les arnaques

Le professionnel explique que les arnaques aux locations immobilières ont deux objectifs. « Il s’agit d’abord de collecter des données personnelles. L’escroc demande de réunir des documents d’identité, bancaires, fiches de paie ou d’impôts pour les copier et bénéficier d’un support réel pour usurper une identité. Ensuite, il peut, selon les cas, en profiter pour soutirer de l’argent à sa victime », précise-t-il. 

La hausse constante de ces arnaques s’explique en partie par l’usage du numérique. De plus, les chiffres sont en hausse de manière plus régulière « pendant la période estivale, les congés d’hiver et la rentrée scolaire », ajoute le major de police dans Le Parisien. Afin de lutter contre ce phénomène, les autorités ont lancé un portail test, en lien avec le site Servicepublic.fr, pour permettre le dépôt de plainte en ligne. « Une fois la plainte enregistrée, un officier de police judiciaire la formalisera dans un procès-verbal de manière dématérialisée sous 48 heures maximum », explique Marc Conraux. Ce service pourrait être officiellement mis en place d’ici à la fin de l’année.