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Immobilier : les studios à Paris, un (bon) investissement pas à la portée de tous

Investir dans une petite surface locative à Paris reste intéressant, mais n’est pas à la portée de tous. L’appli Save Immo s’est penchée sur les coûts d’une telle l’opération.

Paris
Crédit: iStock.

La réponse est claire, nette et précise : oui, il reste intéressant de faire de l’investissement locatif à Paris. Le Parisien affirme néanmoins que, parce qu’il y a toujours un « mais », cette affirmation ne vaut pas pour tout le monde. En effet, pour faire simple, il faut avoir d’importants moyens et être un peu patient. Cette analyse ressort d’une étude, réalisée par l’application Save Immo. La start-up a épluché près de 15 millions de données publiques issues des services de l’État. Concernant le profil des acheteurs, « il s’agit d’un couple qui habite dans ou proche de Paris et qui souhaite se créer un patrimoine immobilier, histoire de ne pas laisser l’argent dormir à la banque, mais qui ne cherche pas forcément une rentabilité démesurée », détaille Paul Duthoit, le créateur de Save Immo. 

« Les prix ne sont pas près de s’effondrer »

Dans son étude, il est parti sur la base d’un studio de 25 mètres carrés (m2), à environ 250 000 euros. Sachant que la moyenne des prix au m2 dans la capitale tourne autour de 10 300 euros. Selon les facteurs pris en compte (50 000 euros de fonds propres, un taux variant de 1,06 % par an (sans courtier) à 0,7 % par an (avec courtier)), le ménage doit gagner plus de 5 360 euros par mois afin de ne pas dépasser le taux d’endettement. « In fine, entre le remboursement de l’emprunt et le régime fiscal choisi d’un côté et le loyer perçu de l’autre, ce bien coûtera au ménage entre 265 euros et 420 euros par mois sur vingt ans », calcule le fondateur de l’appli.

Si l’on ne connaît pas les évolutions du marché immobilier, Paul Duthoit se veut rassurant. « D’une part, tant que vous n’avez pas vendu, vous ne perdez rien et, d’autre part, la pénurie de logements existera toujours dans la capitale puisqu‘elle ne peut pas s’agrandir donc les prix ne sont pas près de s’effondrer », décrypte-t-il auprès du Parisien.