Se connecter S’abonner

Immobilier : la crise sanitaire offre un second souffle à la location longue durée

La location saisonnière subit de plein fouet les effets de la crise sanitaire et l’absence des touristes étrangers. Alors, les propriétaires se tournent vers la location traditionnelle, selon un baromètre SeLoger repéré par Le Parisien.

location - caution
Crédit: iStock.

La pandémie de Covid-19 signe le retour en grâce de la location longue durée. L’absence des touristes étrangers prive les propriétaires de meublés dédiés à la location saisonnière d’une part importante de leurs revenus. Alors, nombreux sont ceux qui reviennent à la location classique, indique Le Parisien en s’appuyant sur un baromètre du site SeLoger. « Les propriétaires ont été obligés soit de revendre, soit de repartir sur de la location classique », explique au quotidien Florent Guiocheau, expert data du site. De nombreux logements sont ainsi revenus sur le marché de la location au même moment. Cet afflux a eu pour effet « dans des villes chères comme Paris ou Boulogne » de « provoquer une baisse des loyers ». Une baisse partie pour durer en raison du retour au compte-gouttes des touristes, du développement du télétravail et de la diminution des déplacements professionnels grâce au recours aux visioconférences.

Si la baisse des loyers enregistrée dans les zones les plus tendues ne profite pas aux investisseurs, ceux-ci peuvent en revanche compter sur le prix élevé des biens immobiliers mis en vente. Les prix à l’achat, toujours élevés et en hausse, font que « de plus en plus de ménages se tournent vers la location longue durée », ajoute Florent Guiocheau.

Envie d’ailleurs et séparations

Selon le baromètre, la diminution du nombre de programmes neufs influe aussi sur la nouvelle dynamique de la location longue durée. Avant les élections municipales, mais également après, les délivrances de permis de construire n’ont jamais été aussi basses. En 2020, les mises en chantier ont reculé de 6,9% et les permis de construire ont dégringolé 14,7% de. La France manquant déjà de logements, cette raréfaction a provoqué une hausse des prix, notamment dans les zones tendues. « Et comme il faut entre 12 et 18 mois pour que ces programmes sortent de terre, c’est maintenant qu’on commence à en mesurer les effets », ajoute Florent Guiocheau.

Et puis, il y a ceux à qui les confinements ont donné des envies d’ailleurs. Ils les concrétisent parfois sans faire le grand saut. Le spécialiste précise ainsi au quotidien que certains candidats au changement d’air limitent les risques en optant pour « une location. Ça permet de tester et repartir plus facilement si l’endroit ne plaît pas. » Enfin, il y a ceux pour qui l’évolution consiste en une séparation. Dans ces cas de déménagements contraints, l’option la plus simple est souvent le recours à la location.