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Immobilier : les maisons, la cible privilégiée des 35-49 ans

A la suite des trois confinements, plus de la moitié des acquéreurs recherchent une maison, tandis que les appartements n’attirent plus qu’un acquéreur sur quatre, chiffre SeLoger.

Immobilier - maison

La recherche d’un bien immobilier, avec un extérieur, ne semble pas être une passade. Plus d’un an et demi après le début de la crise sanitaire du Covid-19, les Français sont plus de 50% à rechercher une maison où s’installer. Dans son édito du mois de septembre, le site SeLoger, spécialisé dans les recherches immobilières, indique que « les maisons sont particulièrement prisées par les 35-49 ans et les foyers concernés par le télétravail ». Les Franciliens en quête d’une nouvelle résidence principale pour quitter l’Ile-de-France ne font pas exception. La recherche de maison concerne 70% d’entre eux.

Cette évolution se traduit par une hausse des prix des maisons individuelles supérieure à celle des appartements. Une première selon Frédéric Violeau, notaire et membre du Conseil supérieur du notariat à Caen, interrogé par SeLoger. Pourtant, d’autres solutions existent pour « avoir un coin bien à soi ». Et elles devraient même se développer. Les modèles collectifs évoluent peu à peu. Plus écologiques, ils sont également davantage ouverts sur l’extérieur et plus lumineux. De quoi répondre à l’exigence de « zéro artificialisation net », qui devra être atteint en 2050 selon la loi Climat et Résilience.

94% des acheteurs veulent un extérieur

Ceux qui n’ont pas la possibilité de viser une maison avec un jardin orientent leurs recherches vers des appartements dotés d’un balcon ou d’une terrasse. « Quasi-unanimement, la présence d’espaces extérieurs est considérée comme un critère important du futur logement », assure Caroline de Gantès, Country Manager Director de SeLoger. Quelque 94% des ménages recherchant une résidence principale souhaitent un espace extérieur, selon une étude OpinionWay réalisée pour le compte du site.

Dans ce contexte, les recherches d’un bien immobilier réalisées dans les zones rurales ont été multipliées par quatre. Elles concernent un acquéreur sur cinq. La cote des villes de moins de 20.000 habitants va d’ailleurs croissant. Désormais, un tiers des acheteurs y recherchent un bien. « Au 31 mai 2021, nous avons enregistré 1,3 million de transactions, un chiffre record. 13% de ces mutations concernaient un changement de département au sein d’une même région. Nous ne sommes pas face à un exode urbain, mais face à l’initiation d’un mouvement qui va perdurer », commente Frédéric Violeau. Selon les données dont dispose SeLoger, neufs acheteurs sur dix souhaitent rester dans la même région que celle dans laquelle ils habitent actuellement. Une généralité qui vaut peut-être moins pour les Franciliens, qui semblent moins attachés à leur région.