Se connecter S’abonner

Nouveau DPE : alerte rouge dans l’immobilier ?

Avec le nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE) dans le viseur, la FNAIM, Plurience et l’UNPI demandent un ajustement de la fiscalité aux enjeux d’amélioration environnementale du logement.

DPE
Crédit : iStock.

L’adoption du nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE), en juillet dernier, crée des remous. Alors qu’il impacte déjà les ventes de biens immobiliers et que la note de certains logements s’est détériorée en raison du nouveau mode de calcul, trois organisations ont cosigné un communiqué publié vendredi 17 septembre. La Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) et Plurience, l’association des grandes entreprises de la gestion et de la transaction immobilières réclament que davantage de moyens soient accordés aux propriétaires désirant rénover un bien immobilier.

Selon elles, il est nécessaire de mieux les accompagner. Le doublement du plafond des déficits fonciers imputables sur le revenu, si le montant des travaux est composé pour 40% de travaux d’économie d’énergie, est l’une des propositions avancées par les signataires. Ils verraient également d’un bon œil un élargissement du dispositif Denormandie dans l’ancien à tout le parc immobilier classé F ou G, afin de « contrer une sortie des biens F et G du parc locatif privé ».

Sept à huit millions de logements très énergivores

Sans une aide adaptée aux exigences de la loi Climat et résilience, ils craignent un réel « risque de désinvestissement dans les 7 millions de logements qui constituent le parc locatif privé ». En raison de l’état du parc locatif, les signataires estiment que « nous n’avons que sept ans pour rénover la moitié du parc locatif privé ».

Le nombre de logements notés G et donc potentiellement interdits à la location au 1er janvier 2025 sera deux fois plus important que prévu avec le nouveau DPE. De même pour les logements classés F, selon le communiqué. « En pratique, le nouveau DPE va révéler qu’il y a bien dans le parc de logements les sept à huit millions de logements très énergivores estimés par les études scientifiques. La loi a été votée en totale méconnaissance de la réalité des chiffres et de l’état du parc », ajoutent les signataires.