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Immobilier de luxe : les ventes battent des records en Ile-de-France

L’immobilier de prestige a connu une très belle année à Paris et en Ile-de-France. Une étude parle même d’année record.

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L’immobilier de luxe se porte bien. Très bien même si l’on en croit une note du groupe Barnes. 2021 serait une année record à Paris et en Ile-de-France, d’après Le Parisien, qui y a eu accès. Ce secteur de niche a été porté par le retour des Français expatriés à l’étranger, ainsi que celui d’une clientèle étrangère extra-européenne. Celle-ci aurait continué de se déplacer à bord « d’avions privés », précise Richard Tzipine, le directeur général du groupe immobilier.

Selon lui, des fonds d’investissement français, pour la plupart, ont permis la réalisation d’investissements dans des viagers ou bien encore des hôtels particuliers. « Dans ce marché de niche, réservé à une clientèle prestigieuse, la demande est soutenue car l’immobilier ultra-luxueux est plus que jamais une valeur refuge », souligne Richard Tzipine. Et ce malgré des budgets oscillant entre 50 et 300 millions d’euros.

Les prix des châteaux s’envolent

Marqué par ses budgets illimités, l’immobilier de luxe a bénéficié de l’arrivée d’acheteurs libanais. Ceux-ci sont particulièrement nombreux à avoir jeté leur dévolu sur des biens situés dans le 16e arrondissement de Paris. Les Américains, eux, s’installent plutôt dans les 7e et 8e arrondissements. Fait nouveau mis en avant par la note, les investisseurs se mettent de plus en plus régulièrement en quête d’un bien luxueux dans le 11e arrondissement considéré comme authentique.

Ainsi, en 2021, le volume de transactions réalisées par Barnes a explosé de 70% par rapport à 2020 – année particulièrement marquée par la crise sanitaire – et de 40% par rapport à 2019, chiffre le quotidien. Le développement du télétravail a également permis de redonner des couleurs à l’immobilier de luxe dans l’Ile-de-France. Les Hauts-de-Seine et tout particulièrement Asnières, Colombes ou encore Courbevoie, mais aussi des secteurs plus ruraux, ont vu le prix de très belles propriétés et autres châteaux grimper en flèche. Des prix qui n’empêchent pas la réalisation de travaux dont le budget peut atteindre deux millions d’euros. Pour autant, les prix des biens comportant des défauts (pas assez lumineux, en rez-de-chaussée, etc.) n’échappent pas à une décote de 10 à 15% par rapport à ceux observés en 2019.