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Immobilier : 66% des Français estiment ne pas disposer des revenus suffisants pour devenir propriétaires

Pour près de 7 Français sur 10, le manque d’apport personnel est un obstacle à leur projet immobilier, selon une étude Harris Interactive-Imop.

crédit immobilier
Crédit: iStock.

Une majorité de Français juge ne pas pouvoir concrétiser un projet d’achat immobilier, selon une étude réalisée par Harris Interactive pour l’agence immobilière en ligne Imop, et rapportée par Les Echos vendredi 5 novembre. Ils sont 66% à estimer ne pas disposer de revenus suffisants pour devenir propriétaires, dont 47% qui s’en déclarent convaincus. Par ailleurs, près de 7 Français sur 10 avancent que le manque d’apport personnel est un obstacle pour acquérir un logement.

Ainsi, « parmi les personnes actuellement non-propriétaires, seules 26 % estiment avoir à la fois des revenus et un apport suffisants pour devenir propriétaires », souligne l’étude. Pourtant, l’investissement dans une résidence principale est une démarche répandue en France. En 2020, 58% des ménages sont propriétaires de leur résidence principale, selon des chiffres de l’Insee.

Hausse des prix de l’immobilier

Alors, comment expliquer ce pessimisme des Français ? Tout d’abord, les personnes interrogées préfèrent abandonner leur projet d’achat immobilier afin de profiter plus de leur argent au quotidien, selon Laurent Sabouret, cofondateur d’Imop. Une justification qu’il faut cependant nuancer, des disparités existant en fonction de la catégorie d’âge des sondés. Ainsi, 65% des moins de 35 ans sont prêts à faire des sacrifices pour devenir propriétaire, précise le professionnel auprès des Echos.

Mais le découragement des Français s’explique en grande partie par l’augmentation des prix de l’immobilier. 78% des personnes interrogées, propriétaires ou non, jugent que les prix sont en hausse ces derniers mois. Ils sont même 65% à estimer que cette inflation va durer. De plus, 71% des sondés affirment que cette augmentation des prix de l’immobilier se ressent dans leur agglomération. Ils sont 65% à déclarer que c’est le cas à l’échelle de leur quartier. « Dans certaines villes, les prix ont pris 20% en 18 mois. Cela pose un problème pour toute une partie de la population, notamment les primo-accédants », conclut Laurent Sabouret dans le quotidien.