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Immobilier : l’ancien vole de record en record

Le niveau des transactions n’a jamais été aussi élevé. Résultat : les prix s’envolent. Et même si de nouveaux comportements émergent, les métropoles restent attractives.

prix immobilier

Après avoir gagné la Bourse, l’exubérance va-t-elle submerger la pierre ? Cela en prend le chemin. A fin août, les ventes de logements anciens ont atteint 1 208 000 transactions cumulées sur douze mois glissants, en hausse de 23 % sur un an. Un niveau inédit. Par comparaison, cet indicateur n’avait pas dépassé les 1 065 000 ventes en 2019, pourtant une année de référence pour l’immobilier dans l’Hexagone. « La très forte fluidité du marché depuis la fin du premier confinement et la mise en place efficace d’amortisseurs (…) ont permis aux Français d’accélérer ou de concrétiser leur projet immobilier, expliquant les niveaux historiquement hauts observés », analysent les Notaires de France.


Sans surprise, cette fièvre acheteuse, alimentée autant par des facteurs financiers (taux bas, solvabilité des ménages) que psychologiques, s’accompagne de vives tensions. Les prix grimpent ainsi de 6,2 % à fin septembre en glissement annuel en France, selon la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). Et même de 7 % en province. 

Un certain rééquilibrage territorial à confirmer


Du côté des nouveaux comportements immobiliers révélés pendant la crise, comme les déplacements de population des grands centres métropolitains vers des communes de plus petite taille, y compris dans d’autres départements, ils perdurent, sans que l’on puisse parler d’« exode urbain », tant ce phénomène concerne un nombre limité de foyers, souvent favorisés, capables de s’organiser pour ce changement de vie, par le biais d’une double résidence par exemple.Plus massivement, les acquéreurs s’éloignent des grandes villes pour se loger là où les prix sont (plus) accessibles, en périphérie des agglomérations, voire au-delà. De quoi expliquer le tassement des tarifs dans certaines communes phares comme Paris, Lyon ou Toulouse alors que, simultanément, certaines villes moyennes opèrent un rattrapage fulgurant, notamment celles dont le prix au mètre carré moyen est inférieur à la moyenne nationale comme Brest ou Orléans.


Ne nous leurrons pas : le rééquilibrage des territoires à l’œuvre ne profitera in fine qu’aux villes en capacité d’offrir des infrastructures, et notamment des moyens de transports performants. Car le travail en présentiel reste majoritaire. Quant aux métropoles, elles sont loin d’avoir perdu leur pouvoir d’attraction.