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Travail : ces villes qui sont restées dynamiques malgré la pandémie

La France s’est montrée résiliente face à la crise et certaines villes ont su rester très attractives.

Encadrement des loyers Lyon
Crédit : iStock.

L’emploi a fortement repris au premier semestre 2021 en France, avec 430.000 créations nettes. Il y avait eu 328.000 destructions en 2020, ce qui fait que l’Hexagone compte 102.000 emplois de plus qu’avant la crise sanitaire, à la fin de l’année 2019, rapporte le baromètre 2021 d’Arthur Loyd sur l’attractivité des métropoles françaises et la résilience des territoires, publié lundi 29 novembre. Il s’agit principalement des territoires urbains, où se situent des métropoles régionales de plus de 500.000 habitants, et des départements les plus peuplés. 

Le département qui a enregistré la hausse la plus importante du nombre d’emplois est Paris, avec une augmentation des effectifs de 33.300, suivi de la Savoie, +20.300, du Rhône, +19.400,  des Bouches-du-Rhône, +17.900, et enfin du Nord, +15.600 emplois. En tout, 23 départements ont enregistré une augmentation significative du nombre d’emplois au premier semestre de l’année, ce qui représente 60% des créations nettes en France, soit 258.100 postes en plus. Outre la capitale française, Lyon, Lille ou Marseille, les autres grandes villes ont aussi connu un beau dynamisme, telles que Bordeaux, Montpellier, Grenoble, Toulouse, et dans une moindre mesure, Nantes, Strasbourg, Rennes ou encore Nice.

Difficultés à retrouver le niveau de 2019

Mais ce n’est pas parce que certains territoires ont connu un nouveau dynamisme qu’ils ont retrouvé leur niveau d’avant-crise,  souligne le baromètre d’Arthur Loyd. C’est le cas de Paris, ainsi que de quatre départements d’Ile-de-France. La capitale enregistre toujours un déficit de 22.950 emplois par rapport au quatrième trimestre 2019. Le secteur de l’hôtellerie-restauration et le commerce sont particulièrement touchés. D’autres territoires, comme le Berry, le Haut-Rhin ou encore les Alpes-Maritimes, les Hautes-Pyrénées et une partie de la Bourgogne-Franche-Comté sont dans la même situation.  

Lyon, métropole la plus attractive et résiliente

Concernant l’attractivité des villes, Arthur Loyd a retenu 14 critères pour établir un classement, allant du bilan économique au dynamisme international, en passant par le coût du logement ou encore la qualité de vie. Le cabinet a analysé 45 aires urbaines. Parmi les très grandes métropoles (plus d’un million d’habitants), Lyon est la ville la plus attractive et la plus résiliente du classement. Ensuite, Bordeaux et Toulouse sont respectivement deuxième et troisième, suivies d’Aix-Marseille, Lille et Nice. Le baromètre établit aussi un palmarès des grandes métropoles (de 500.000 à un million d’habitants), et ce sont Nantes, Grenoble et Strasbourg qui occupent le podium. Concernant les métropoles intermédiaires (de 200.000 à 500.000 habitants), Brest, Tours et Clermont-Ferrand sont les trois premières. Enfin, les métropoles à taille moyenne (100.000 à 200.00 habitants) qui arrivent en tête du palmarès sont Valence, Angoulême et Niort.

Le réseau national de conseil en immobilier d’entreprise s’est aussi intéressé aux « villes-cathédrales », qui attirent ceux qui veulent travailler et vivre à deux heures de Paris. Ainsi, le baromètre d’Arthur Loyd a pris cinq villes comme exemples : Amiens, Reims, Rouen, Chartres et Orléans. Les prix de l’immobilier résidentiel y sont jusqu’à sept fois moins élevés que dans la capitale. Accessibles facilement en train, dynamiques, avec un cadre de vie agréable et bien couvertes par la fibre optique, elles attirent de plus en plus de Parisiens, lassés de la ville-lumière.