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Immobilier locatif : l’avantage reste aux studios

En termes d’immobilier locatif, les studios sont les surfaces les plus prisées par les Français. En 2021, la part des locations de ces petits logements était de 36%. Détails.

immobilier locatif
Crédit : iStock.

Même si leur envie d’espace est bien présente, les Français ont plutôt tendance à favoriser les petites surfaces de l’immobilier locatif dans l’Hexagone. En 2021, la part d’occupation de celles-ci a été plus importante que l’année précédente. C’est en tout cas ce que met en exergue l’Observatoire de l’offre et de la demande locative dans le parc privé en 2021 établi par LocService.fr et relayé par Le Figaro Immo. Cette plateforme qui inverse la mise en relation entre le locataire et le propriétaire (ici, c’est le propriétaire qui contacte le locataire après que celui-ci arenseigné des critères de recherche) pointe une augmentation nette de la proportion de studios loués. Ainsi, en 2021, 36% des locations réalisées concernaient des studios. C’était 32% l’année précédente. À l’inverse, seulement 5% des maisons étaient louées la même année, contre 8% en 2020. 

« Cela s’explique en partie par des mobilités qui différent selon le type de bien loué : si je vis dans un studio, il y a plus de chances que je déménage plus souvent que si je vis dans un T4. Il y a donc une très forte demande pour les maisons mais moins d’offres disponibles et donc moins de locataires en mouvement », analyse le fondateur de LocService.fr, Richard Horbette.

Un immobilier locatif en hausse, peu importe la surface

Alors qu’en 2020 la surface moyenne de l’immobilier locatif était de 46m², elle n’était que de 42 m² en 2021. « Les étudiants, en 2020, ne savaient pas s’ils auraient cours en distanciel ou en présentiel et étaient retournés vivre chez leurs parents. En 2021, ils sont retournés sur le marché des petits logements », abonde Richard Horbette. Dans les locations réalisées, les petites surfaces ont donc une cote importante. Même si les locataires souhaitent occuper des surfaces plus grandes. La réalité du marché diffère ainsi des aspirations locatives de certains. D’ailleurs, en 2021, la demande locative pour les studios était de 25%. Plus significatif, la demande locative concernant une maison atteint 20% alors qu’elles ne représentent que 5% des locations réalisées en 2021.

Autre conséquence de la baisse de la surface des logements loués, un immobilier en hausse, peu importe la surface. Et les petits logements sont les plus impactés car plus le logement est petit, plus le loyer au mètre carré augmente. Au niveau national, il fallait compter en moyenne 695 euros par mois (charges comprises) pour se loger en location. C’est une augmentation de 3,4 % par rapport aux chiffres établis 2020. En 2021, la surface moyenne louée était de 41,9 m², portant le loyer au mètre carré à 16,57 euros. Soit une hausse de 13,3 %. Et tous les types de biens sont concernés de façon plus ou moins importante : de 4% pour une chambre à 8% pour un T4. Quatre départements sur les cinq ayant le plus perdu en attractivité se trouvent en Île-de-France.

Un marché bientôt restructuré ?

LocService.fr a également calculé la surface qu’il est possible de louer dans les capitales régionales avec un loyer moyen de 695 euros (moyenne nationale de l’immobilier locatif). S’il fallait se satisfaire d’un studio de 15m² à Paris, pour la même somme vous pourriez obtenir un 59m² à Orléans, 34m² à Lyon, 35m² à Bordeaux ou encore 39m² à Lille.

« L’après covid va restructurer le marché locatif. Mais nous allons perdre en capacité d’emprunt avec les nouvelles normes plus strictes du Haut conseil de stabilité financière (NDLR limitation à 25 ans de la durée de prêt et le taux d’endettement ne peut pas excéder les 35%) donc les personnes sur le marché locatif seront plus nombreuses et à la suite de l’encadrement des loyers, beaucoup de bailleurs vont vendre leurs biens ou se mettre sur Airbnb où les loyers ne sont pas encadrés », anticipe Richard Horbette auprès de nos confrères.