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DPE : vers l’accord d’un délai supplémentaire pour faire rééditer les diagnostics comportant des anomalies

Le premier délai n’ayant pas permis de refaire tous les diagnostics de performance énergétique (DPE) erronés, le gouvernement devrait annoncer un report de l’échéance, pour le moment fixée au 28 février.

Logement
Crédit: iStock.

Le lancement des nouveaux diagnostics de performance énergétique (DPE), en juillet 2021, s’est accompagné d’une multitude d’anomalies dans l’immobilier ancien. Si bien que 220.000 diagnostics devaient être refaits avant le 28 février. Selon Capital, au 2 janvier 2022, à peine 23.643 DPE avaient été vérifiés. Aussi, le gouvernement réfléchirait à un report de l’échéance. Le mensuel explique qu’un nouveau calendrier, soumis aux représentants des diagnostiqueurs, attend leur aval. L’idée est de reporter l’échéance du 28 février au 30 avril 2022. Une annonce dans ce sens devrait être faite avant la fin de la semaine.

Obligatoire lors de la mise en vente ou en location d’un bien immobilier, le DPE est devenu opposable. Si bien, qu’en cas d’erreur, un acheteur a la possibilité de se retourner contre le vendeur du logement afin d’obtenir réparation. Le vendeur, lui, peut se retourner contre le diagnostiqueur.

Manque d’information

Ces professionnels se sont d’ailleurs engagés à contrôler gratuitement les DPE posant problème. Automatiquement dans le cas des biens classés F ou G et à la demande des propriétaires pour ceux ayant obtenu un D ou un E. Le retard pris dans les contrôles s’explique en partie par le fait que « très peu de propriétaires étaient au courant qu’ils pouvaient demander une réédition de leur DPE. Très peu d’entre eux ont donc sollicité leur diagnostiqueur », indique Thierry Marchand, le président de la chambre des diagnostiqueurs de la Fnaim à Capital.

La réédition des DPE prend également du temps. « Dans certains cas, les propriétaires sont mécontents, car ils espéraient que les correctifs apportés au nouveau DPE conduiraient à une amélioration de la note de leur bien. Or, c’est rarement le cas, ou dans de faibles proportions, ce qui contraint les diagnostiqueurs à faire beaucoup de pédagogie », précise le vice-président de la Fédération interprofessionnelle du diagnostic immobilier (Fidi), Stéphane Prouzeau. Un autre professionnel estime, quant à lui, que des notaires et des agents immobiliers auraient omis d’avertir les propriétaires concernés, pour ne pas perturber les actes et les avant-contrats signés.