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Immobilier : en Île-de-France, les acheteurs préfèrent les maisons mais ne délaissent pas les appartements pour autant

Voilà déjà quatre ans que l’attrait des appartements décline au profit des maisons en France. En Île-de-France, que le bien immobilier soit individuel ou collectif, le nombre de ventes atteint des records.

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Crédit : iStock.

Appartement ou maison ? En Île-de-France, l’immobilier est un secteur qui continue d’attirer les acheteurs. Et même si la maison a bénéficié d’un regain d’attrait, notamment au plus fort de la pandémie, c’est l’appartement qui continue d’être le plus plébiscité par les personnes désireuses d’accéder à la propriété. Selon les notaires du Grand Paris, 68% des logements vendus en région parisienne étaient des appartements. Il y a cinq ans, ce taux était de 70%. L’achat d’une maison a quant a lui progressé de deux points entre 2017, où la part de ces logements vendus était de 30%, et 2021, où ils représentent 32% des ventes.

Me Thierry Delesalle, notaire à Paris, explique au Figaro Immo que « l’envie d’une maison s’est confrontée à la réalité financière ». Et le notaire de détailler : « Tout le monde ne peut pas se payer une maisonCertains ménages se sont rabattus sur un appartement, la plupart en Petite Couronne, d’autres en Grande Couronne car ils sont moins chers qu’en Petite Couronne et peuvent disposer d’un petit extérieur ». En revanche, ils sont plus éloignés de la capitale.

En 2020 déjà, 32% de maisons avaient été vendues en Île-de-France. Ce record s’expliquait à l’époque par le désir des Français de vivre dans de plus grands espaces au sortir d’une année marquée par deux confinements. Cependant l’attrait pour les logements collectifs n’a pas été douché par une ruée vers les logements individuels. Ainsi, s’il est vrai que la part de maisons vendues entre 2020 et 2021 a augmenté de 8,5%, celle des appartements vendus a également augmenté de de 7,7% sur la même période. Première conclusion : les appartements ne sont pas bannis des aspirations immobilières franciliennes.

L’immobilier, un secteur qui attire

Grâce à 56.000 biens vendus en Île-de-France en 2021, les maisons touchent de près le record historique de 2019. Cette année-là, ce sont près de 57.000 biens de ce type qui avaient été vendus dans la région. Plus de deux fois moins que le nombre de transactions concernant des appartements (121.000). Et ce, malgré les pronostics qui prédisaient un déclin plus net de l’achat d’un appartement dans cette région. Selon Me Charles Flobert, notaire à Saint-Maur-des-Fossés (94), l’explication vient de l’évolution du parc francilien. « Sur cette période, des milliers d’appartements ont été construits alors que dans le même temps, des maisons ont été détruites en Petite Couronne, notamment pour construire des logements collectifs, détaille-t-il. En Grande Couronne, peu de maisons ont été construites, en tout cas moins que des appartementsCe qui entraîne mécaniquement plus de ventes d’appartements que de maisons. »

En région parisienne, ce sont ainsi deux fois plus d’appartements que de maisons qui ont changé de propriétaires l’an dernier. C’est dans la Grande Couronne que l’on achète le plus de maisons. En 2021, les ventes immobilières concernant des logements individuels dans cette zone étaient en moyenne supérieures à 50%. Par exemple, 61% en Seine-et-Marne (77), un département qui «recouvre la moitié de la surface de l’Île-de-France et autorise un habitat moins dense», précisent les notaires du Grand Paris. À l’inverse, dans la Petite Couronne, le logement collectif écrase l’individuel : 88% des ventes dans les Hauts-de-Seine (92) ou encore 75% dans le Val-de-Marne. Inutile de mentionner qu’à Paris, parmi les 36.000 logements du parc immobilier parisien vendus en 2021, moins de 1% concernait des maisons.