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Maison : les Français préfèrent un terrain plus petit

Vivre dans une maison fait toujours rêver une large majorité de Français, quitte, pour cela, à opter pour un bien avec un terrain plus petit.

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Crédit : iStock.

La hausse des prix de l’immobilier n’empêche pas les Français de vouloir vivre dans une maison. Selon un sondage de la Fédération française des constructeurs de maisons individuelles (FFC), ils sont huit sur dix à en rêver. Pour concrétiser leur souhait, ils sont même prêts à faire des concessions, à commencer par un terrain plus petit, rapporte BFM TV. La demande, déjà importante avant la crise de la Covid-19, a encore progressé depuis le début de la pandémie. Une évolution qui a eu pour effet de faire augmenter les prix des maisons.

Selon le gouvernement, le prix moyen du mètre carré de terrain acheté en vue d’y construire une maison a progressé de 3,7% entre 2019 et 2020, pour atteindre 91 euros. Parallèlement, le prix moyen du terrain a progressé moins vite (+2,5%) pour se situer autour de 84.100 euros en moyenne. L’explication : les Français optent pour des terrains plus petits (-1,2%). Si bien que la surface moyenne est de 924 m2. De quoi transférer une partie du budget dans l’enveloppe allouée à la construction de la maison. Un poste dont le prix a augmenté de +3,8% en 2020, après une hausse de 2,4% en 2019. Si bien qu’il faut désormais compter 183.300 euros pour une surface de plancher moyenne de 120 m².

Une surface médiane de 700 m2

« Pour les terrains achetés en 2020, l’investissement total (maison et terrain) s’élève en moyenne à 261.700 euros, en hausse de 3,2% par rapport à 2019 », chiffre le ministère de la Transition écologique. Une somme globale qui devrait encore évoluer à la hausse, à la suite de l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation environnementale (RE2020). Celle-ci concerne, en effet, tous les nouveaux permis de construire. Selon les professionnels du bâtiment, elle pourrait s’accompagner d’une hausse des coûts de construction à 10%.

S’appuyant sur une étude des notaires de France sur l’évolution des ventes des terrains à bâtir entre 2000 et 2018, la chaîne d’information en continu souligne que « les prix augmentent davantage sur le foncier, notamment avant 2010. Par rapport à 2000, les prix ont presque triplé sur le foncier et doublé sur le bâti ancien ». Une évolution qui s’est accompagnée d’une réduction de la surface des terrains. La preuve : « La superficie médiane des terrains vendus en France métropolitaine (hors Ile-de-France) a perdu approximativement 300 m² entre 2000 et 2018, passant d’environ 1.000m² à 700 m² », détaillent les notaires. Si, en 2000, les terrains de moins de 600 m2 représentaient 9% des ventes, ils sont majoritaires depuis 2012. Les parcelles mesurant plus de 1.500 m2 ne représentent plus, quant à elles, que 15% des ventes contre 30 auparavant.

Conscience environnementale

Mais les Français ne pensent pas qu’à l’argent. Selon l’étude de la FFC, 71% d’entre eux déclarent être prêts à soutenir des actions des pouvoirs publics, et notamment l’encouragement à la construction de maisons sur des petits terrains, dans l’optique de réduire l’étalement urbain et préserver les espaces naturels. En revanche, 50% des sondés ne souhaitent pas pour autant habiter une maison mitoyenne.