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Logement : pourquoi y a-t-il moins de passoires thermiques dans les HLM

Les passoires thermiques sont plus nombreuses dans le parc privé que dans le parc social. Plusieurs raisons expliquent un écart de l’ordre de trois points.

Passoires thermiques HLM
Crédit: iStock

14% des logements du parc social sont considérés comme des passoires thermiques. Le parc privé en compte 17%. Des chiffres avancés par Emmanuelle Wargon, la ministre chargée du Logement, sur Sud Radio mercredi 16 février. Cet écart tient, en partie, au fait que les logements HLM sont relativement récents et moins énergivores. Ils « possèdent un meilleur classement DPE que le parc privé : 36% sont classés en étiquette énergie A, B ou C, contre 15% des résidences principales du parc privé », indique Le Figaro, se basant sur des chiffres de 2018 fournis par l’Union sociale pour l’habitat, une organisation représentative du secteur HLM.

La Fédération des offices publics de l’habitat (FOPH) représente 45% du parc locatif social. Son président, Marcel Rogemont confirme que le parc HLM compte moins de passoires thermiques : « Pour une raison simple : il n’existe pratiquement pas de logements avec une étiquette G dans le logement social. Les logements F sont peu nombreux. Nous faisons de la réhabilitation thermique depuis des années. L’entretien du patrimoine des HLM est nettement supérieur à celui des copropriétés privées. » Et d’ajouter que, tous les ans, les bailleurs sociaux alloueraient 1 milliard d’euros à la réhabilitation thermique.

Les petites surfaces plus souvent classées passoires thermiques

Cécile Belard du Plantys, directrice générale d’Archipel Habitat, l’office public de l’habitat de Rennes Métropole, précise au quotidien que « 0,6 % du patrimoine est classé F, 0% en G et 4% en E. » Sans distinguer le parc privé et le parc HLM, l’observatoire national de la rénovation énergétique souligne « les logements très énergivores, étiquettes F et G du DPE sont plus fréquents parmi les maisons individuelles que dans les logements situés dans un habitat collectif (18,4% contre 14,7%) ». Mais la taille des logements influe aussi sur le classement. Ainsi, les logements les plus petits sont les plus énergivores. Près de 36% des logements de moins de 30 mètres carrés sont classés F ou G contre à peine 13% des logements de plus de 100 mètres carrés.