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Les passoires thermiques représentent un quart de l’offre locative à Paris

A quelques mois des premières restrictions concernant les logements pourvus d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) F ou G ,le site Bien’ici livre quelques observations.

encadrement des loyers
Crédit : iStock.

Plus que quelques mois avant les premières restrictions liées à un mauvais diagnostic de performance énergétique (DPE). Dès le 25 août, les logements en DPE F ou G verront leurs loyers gelés tandis qu’à partir du 1er janvier 2023, les logements notés G ne seront plus autorisés à la location.

Que représente le marché de ces « passoires thermiques » ? Selon un pointage de Bien’ici, les logements notés F ou G représentent 12% des annonces de transactions sur la plateforme d’annonces immobilières. Une part « deux fois plus importante qu’en 2021 », constate le portail. Autre source d’inquiétudes pour cette partie du parc : 11% des locations référencées sur Bien’ici sont des logements aux DPE F et G. Des chiffres qui sont toutefois stables depuis 1 an.

10% de logements non louables si la loi était appliquée aujourd’hui

Mais alors que la moyenne nationale demeure stable, les logements à louer avec un DPE F ou G représentent un quart de l’offre locative parisienne, selon Bien’ici. Ainsi, « 10% des biens y sont classés G et ne pourraient plus être loués si la loi était appliquée dès aujourd’hui ».

Avant même que l’interdiction de mise en location des logements en G ne soit effective (à compter du 1er janvier prochain), la présence de ces biens sur le marché a doublé en 1 an. Elle atteint désormais 25% de l’offre présente sur Bien’ici.

Reste que pour l’heure, le marché se maintient grâce à la pression locative, qui est telle que le critère DPE ne joue pas un rôle clé sur la décision de louer. « La règle du « 1er arrivé, 1er servi » continue à s’appliquer tant que le candidat répond aux critères de revenus », conclut le portail.