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Altarea renonce à l’acquisition de Primonial « dans les conditions convenues »

Le PDG de Primonial, Stéphane Vidal, a dit à l’AFP sa « stupéfaction » devant la décision « unilatérale » d’Altarea. Détails.

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crédit: istock.

Le promoteur immobilier Altarea a annoncé mercredi qu’il renonçait à acquérir « dans les conditions convenues » le groupe Primonial, spécialisé dans l’épargne et la gestion d’actifs immobiliers, dont le PDG a dit sa « stupéfaction ». « Dans le cadre de la revue de la documentation juridique dont certains éléments n’ont été communiqués que le 25 février, Altarea a constaté que les conditions convenues pour l’acquisition du Groupe Primonial début mars n’étaient pas remplies du fait du non-respect – tant sur le fond, la forme et les délais – des stipulations du protocole d’acquisition signé en juillet 2021 », affirme le promoteur dans un communiqué.

« Altarea déplore cette situation qui ne permet pas de réaliser l’acquisition conformément au protocole d’acquisition et avec un niveau de sécurité juridique suffisant, et mettra tout en œuvre pour faire valoir ses droits, protéger ses intérêts et ceux de ses actionnaires », ajoute le groupe.

Altarea devait acquérir 60% du groupe Primonial au premier trimestre 2022

Ce protocole devait permettre à Altarea d’acquérir, au premier trimestre 2022, 60% du groupe Primonial, valorisé à 1,9 milliard d’euros, puis le reste du capital au premier trimestre 2024. Altarea avait réalisé en novembre une augmentation de capital de 350 millions d’euros pour financer l’opération.

Le périmètre visé comprenait les activités de gestion d’actifs immobiliers de Primonial, forte de 30 milliards d’euros d’actifs sous gestion, et celles de distribution avec 12 milliards d’euros d’actifs conseillés, ainsi qu’une participation minoritaire de 15% dans la société de gestion La Financière de l’Échiquier, filiale de Primonial.

Contacté par l’AFP, Altarea n’a pas précisé si son renoncement était définitif. Le PDG de Primonial, Stéphane Vidal, a dit à l’AFP sa « stupéfaction » devant la décision « unilatérale » d’Altarea. « Je ne sais pas si vous avez déjà vu une opération de cette ampleur, avec un temps de préparation aussi long, s’arrêter à deux jours du +closing+ de façon unilatérale », a-t-il souligné. « C’est une décision unilatérale d’Altarea, qui prétexte des retards dans la transmission de documents… Ce n’est pas une raison pour annuler un deal de deux milliards d’euros », a-t-il protesté.