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Immobilier : 67% des Français demandent une hausse de construction de logements

Pour un Français sur deux, la question du logement n’est pas assez abordée dans le débat public, selon une étude de la Fédération des promoteurs immobiliers de France.

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Crédit: iStock.

Avec la crise sanitaire, la question du logement est devenue une vraie préoccupation pour les Français. Un Français sur deux estime d’ailleurs que l’on ne parle pas suffisamment du logement dans le débat public à la veille du premier tour à l’élection présidentielle, selon une étude de la Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI), dévoilée par Le Parisien, jeudi 3 mars. Or, 41% des personnes interrogées affirment rencontrer des difficultés au quotidien.

« Le logement n’a pas la place qu’il mérite aux yeux des Français dans le débat », explique dans le quotidien, Bernard Sananès, directeur de l’institut Elabe. « Le thème n’apparaît pas dans le haut des préoccupations, qui sont guidées par le pouvoir d’achat, la santé ou la sécurité, mais dès que l’on pose la question du pouvoir d’achat, justement, les Français reconnaissent qu’il en est un problème structurant », ajoute-t-il.

Le coût du logement

Pour les propriétaires comme les locataires, la première difficulté rencontrée est celle du coût du logement. Ainsi, pour 82% des Français, la situation s’est dégradée depuis plusieurs années et elle est aujourd’hui mauvaise. De plus, 71 % d’entre eux pensent qu’elle va continuer de se détériorer dans les prochaines années. Par ailleurs, 76% des Français estiment qu’il manque des logements pour répondre aux besoins de la population. Ils sont 67% à juger qu’il est nécessaire d’en construire davantage.

Autre donnée significative : pour 82% des Français, trouver un bien est désormais un « parcours du combattant », selon l’étude. Ce pourcentage grimpe à 88% pour les locataires. De plus, un tiers des personnes interrogées ont déjà accepté un logement qui ne correspondait pas à leurs envies ou à leurs besoins. Une personne interrogée sur cinq déclare aussi avoir dû retourner chez ses parents pendant un certain temps, faute d’avoir un meilleur logement.