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Immobilier : les arnaques se multiplient

Fausses annonces, mails de notaires piratés, avec la dématérialisation des procédures, les fraudeurs ont diversifié leurs méthodes.

frais de notaire
Crédit : iStock.

Crise sanitaire oblige, la dématérialisation des procédures s’est accélérée. Une évolution qui a entraîné une multiplication des arnaques dans le secteur immobilier, et une diversification des cibles, comme le rapporte Le Parisien. Si les locataires ont toujours été la cible des escrocs, les fraudeurs s’attaquent désormais aux propriétaires ainsi qu’aux notaires. Ces derniers sont notamment susceptibles de se faire pirater leur boîte mail. Conséquence ? Les échanges entre un notaire et un acquéreur peuvent être interceptés. Les escrocs usurpent alors l’identité des professionnels pour envoyer par mail un faux RIB aux acheteurs immobiliers. Ils détournent ensuite les fonds destinés à la transaction.

« La chambre des notaires nous met continuellement en garde à ce sujet pour que la confidentialité soit préservée. Les protocoles sont stricts. Mais, un conseil : dès que vous avez un doute, appelez directement votre notaire », explique dans le quotidien, Me Nathalie Couzigou-Suhas. « Si vous devez transmettre un RIB, privilégiez l’envoi par la poste ou, au mieux, la remise en main propre. Il faut être à l’affût de tout ! », ajoute-t-elle.

Internationalisation des cybercriminels de l’immobilier

Les plateformes sont, elles aussi, la cible de diverses tentatives de fraudes malgré les sécurités mises en place. « Ce qui caractérise aujourd’hui la fraude, c’est l’internationalisation, avec des cybercriminels basés en Europe de l’Est, ou en Afrique, et donc difficiles à tracer, mais aussi la montée en compétences des fraudeurs », analyse, dans Le Parisien, Hervé Paccard, PDG de MediaVacances. « Il y a quelques années, on arrivait à pister un escroc, à communiquer des informations aux services de gendarmerie. Cela fait bien longtemps qu’on n’a pas vu un fraudeur en prison… », précise-t-il.

Face au nombre d’arnaques en hausse, la caisse d’Ile-de-France du Crédit agricole a décidé d’alerter ses clients, par mail ou par SMS, et affirme avoir mis en place « une procédure pour sécuriser les virements supérieurs à 100.000 euros demandés à distance », rapportait l’AFP au mois de février.