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Immobilier : vers un fichier des locataires mauvais payeurs ?

Il y a deux ans, la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) avait tenté de lancer un fichier recensant les locataires qui n’avaient pas ou qui avaient partiellement payé leurs loyers.

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Crédit: iStock.

Dans le programme d’Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle de 2022, le sujet du logement n’est que très brièvement évoqué. Pourtant, l’une des deux propositions du président-candidat risque de faire polémique. Il propose en effet de « sanctionner les (locataires) mauvais payeurs ». Et cette idée ne date pas d’hier. Il y a deux ans, la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) avait d’ailleurs lancé un fichier recensant les locataires qui n’avaient pas ou qui avaient partiellement payé leurs loyers. Ni Emmanuel Macron, ni son entourage, contacté par Le Figaro n’ont pour l’heure expliqué comment le candidat LREM comptait procéder pour sanctionner ces mauvais payeurs.

Une proposition pour l’immobilier qui avait provoqué un tollé

Il y a deux ans, la proposition de la Fédération de l’immobilier avait provoqué un tollé. Pour faire taire les critiques, la Fnaim avait finalement abandonné le projet. À l’époque, la Cnil, qui surveille la protection des données avait déclaré ne pas être au courant de ce projet de la Fédération nationale de l’immobilier. Julien Denormandie, le ministre du Logement s’était personnellement opposé à la création de ce fichier. « Je ne crois pas en une société des “listes noires” », avait-il ainsi déclaré. A ce fichier, il préférait la garantie Visale, gratuite pour les propriétaires et qui leur permet de se prémunir contre les loyers impayés durant 36 mois.

Cette garantie, Emmanuel Macron souhaite d’ailleurs l’étendre « afin de faciliter l’accès au logement ». À l’origine, le dispositif était réservé aux moins de 30 ans ou aux travailleurs précaires. Désormais, Visale profite également aux salariés qui gagnent moins de 1.500 euros par mois. Et depuis la création du dispositif, en 2016, plus de 600.000 ménages ont pu en bénéficier. Deux ans après la polémique, le sujet des locataires mauvais payeurs est de nouveau sur la table.