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Découvrez les villes où investir son bien sous forme de colocation

La colocation permet de muscler la rentabilité d’un bien. À Talence, véritable pôle universitaire, investir dans un tel projet est une réelle opportunité.

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La colocation : le meilleur moyen de faire des économies sur son loyer. Et les jeunes l’ont bien compris en la plébiscitant. À noter que la moyenne d’âge des occupants s’établit à 28 ans. Les propriétaires bailleurs aussi voient d’un bon œil cette option de logement. En effet, la colocation permet de muscler la rentabilité d’un bien. Une surface plus importante coûte moins cher à l’achat, si l’on ramène le prix au m2. En louant plusieurs chambres, les revenus mensuels peuvent être 20 à 30% supérieurs à ceux d’un bail classique.

Pour découvrir les villes où il est le plus intéressant d’investir dans un tel projet, Le Figaro a rassemblé les données sur plusieurs critères pour 108 villes françaises : les prix des T4/T5 et leur évolution sur cinq ans, le loyer moyen pratiqué pour la location d’une chambre, et plusieurs subtilités démographiques comme le taux des 20-39 ans dans la population générale où l’évolution du nombre d’étudiants.

Talence, à 15 minutes en tram de Bordeaux

En tête du classement, on retrouve la ville de Talence (Gironde). Elle a de quoi séduire les jeunes avec l’un des plus importants campus de l’université de Bordeaux. Deux écoles d’ingénieurs ainsi qu’une école de commerce (Kedge) y sont également implantées. Ces infrastructures appellent nécessairement une demande locative forte. Autre atout : la commune se situe à proximité de l’hypercentre de Bordeaux, à 15 minutes en tram. De nombreuses raisons de trouver une affaire immobilière.

« Les résidences des années 1970, avec de grands appartements à rénover de 70 ou 80 m2 pour environ 200.000 euros se prêtent à la colocation. En louant quatre chambres pour 500 euros chacune, vous pouvez donc en tirer 2.000 euros par mois », conseille Cédric Claverie, directeur de l’agence Human Immobilier à Talence. « Aucun risque de vacance locative avec ce genre de stratégie, vous aurez entre 30 et 40 appels par jour », ajoute-t-il.

Villeurbanne, « un arrondissement lyonnais »

Villeurbanne arrive en deuxième position de notre classement. La ville, située à quelques kilomètres de Lyon, est un véritable pôle universitaire majeur de la région Rhône-Alpes. « La commune est parfois considérée comme un arrondissement de Lyon à part entière », rappelle Bruno Vial, directeur de l’agence Nestenn Villeurbanne Ouest. Les prix varient de 5.000 euros le m2 près du parc de la Tête d’Or à 1.500 euros pour des zones marquées par un habitat plus populaire, moins convoitées. Cependant, la ville est soumise à l’encadrement des loyers, ce qui peut être un obstacle législatif pouvant entamer la rentabilité. « On va avoir un marché de particulier à particulier qui sera hors la loi », regrette-t-il.

À Palaiseau, un essor de la colocation est apparu il y a deux ans

Au sud de Paris, dans l’Essonne, la ville de Palaiseau complète le podium. L’un de ses principaux atouts : elle est desservie par trois stations du RER B et devrait accueillir la ligne 18 du Grand Paris Express, en 2026. Cette commune est également attractive grâce au plateau de Saclay, la Silicon Valley à la française. Des écoles prestigieuses s’y installent, comme Polytechnique. De même, de grandes sociétés y implantent des centres de R&D : Sanofi, Danone, Thales ou encore Nokia et EDF. 

« Ici, l’essor de la colocation est apparu il y a environ deux ans, juste avant le Covid », précise Armand Caillet, agent immobilier Safti qui travaille sur le secteur. Les prix à la location pratiqués pour une chambre peuvent grimper jusqu’à 600 euros par mois. « Palaiseau connaît un essor et va continuer cette croissance dans les années à venir », poursuit le professionnel de l’immobilier. « La ville, dont la dynamique va se poursuivre avec ce qu’est en train de devenir le plateau de Saclay, est encore très compétitive en matière de prix, de taxe foncière et de charges ».