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Crédit immobilier : les taux continuent de grimper dans l’Hexagone

D’après l’Observatoire Crédit Logement CSA, les taux de l’immobilier atteignaient 1,18% en mars. Un mois et demi après, ce chiffre monte à 1,22%.

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Crédit: iStock.

Le mauvais quart d’heure du crédit immobilier semble s’éterniser. Depuis le début de l’année 2022, « l’augmentation des taux immobiliers s’est renforcée chaque mois », rapporte l’Observatoire Crédit Logement CSA, le 14 avril 2022. D’ailleurs, au mois de mars, les taux ont atteint 1,18%. Pour un emprunt de quinze ans, ils se chiffrent à 1,01%. Si le prêt immobilier dure vingt ans, ce taux remonte à 1,13%, et 1,25% s’il dure vingt-cinq ans. Au 15 avril, une hausse de 16 points de base (0,16 point de pourcentage) depuis décembre 2021 a été constatée : le taux moyen provisoire atteint ainsi 1,22%.

Et ce n’est pas tout. En effet, la durée moyenne des crédits se rallonge. « Elle est ainsi parvenue à des niveaux jamais observés par le passé », constate l’Observatoire. Sur les trois premiers mois de 2022, les prêts moyens accordés représentaient 241 mensualités. À titre de comparaison, en 2001, la durée moyenne des prêts accordés était de 163 mois.

Le marché immobilier confronté à de nouvelles problématiques

En fait, une grande partie de ceux qui souhaitent accéder à la propriété ou investir dans le locatif estiment qu’en allongeant la durée de leur crédit, ils pourront en obtenir un « malgré les conséquences de la hausse des prix des logements et l’impact de l’augmentation des taux d’apport personnel exigés. » Et l’Observatoire Crédit Logement CSA d’ajouter : « D’ailleurs, l’allongement de la durée moyenne des crédits constaté depuis septembre 2021 (+7 mois) a surcompensé l’augmentation des taux des crédits accordés ».

Ce trimestre, le nombre de prêts accordés a reculé de 5,5% sur un an. Un calcul qui se basait sur un premier trimestre 2021 déjà fragilisé. Et l’application rigoureuse des recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), la hausse des taux ou encore le début de la guerre en Ukraine y ont largement contribué. « Par contre, la production de crédit progresse de 2,1 %, en raison d’un recours à des montants d’emprunt plus élevés, conséquence d’un apport personnel plus important et du prix des logements en augmentation », observe l’Observatoire.